mardi 1 septembre 2009

Le plus grand A de Paris ---- " Le voyage d'hiver" d'Amélie Nothomb - Livre


Mon premier plaisir de la rentrée littéraire est en général de m’offrir, puis de lire le dernier Amélie Nothomb.
Elle publie avec une telle régularité que je sais qu’avant même la rentrée des classes, j’aurai pu me délecter de sa prose. Un petit plaisir simple et qui possède en prime la douceur de ces ultimes fruits de l’été gorgés de soleil.
« Le voyage d’hiver » se savoure car c’est un plaisir éphémère que de le découvrir même si par la suite, on peut toujours le reconquérir. Cependant, la première fois reste magique.

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L’auteur :

Les biographies sur l’auteur sont multiples, mais la meilleure est sans doute celle de Wikipédia dont voici l’url : http://fr.wikipedia.org/wiki/Am%C3%A9lie_Nothomb
On trouve néanmoins quantité de pages Internet sur son compte car elle ne laisse jamais indifférent. Je vous invite aussi à les lire car on y découvre une foule de petites anecdotes comme seule Amélie peut en raconter !

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L’intrigue :

« Il n’y a pas d’échec amoureux ».
Comme souvent, la quatrième de couverture est succincte, mais également pleine de promesses.

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Ce que j’en pense :

Les romans d’Amélie Nothomb n’ont pas pour réputation d’être des pavés indigestes. L’une de ses particularités, en plus de son extrême régularité pour publier son ouvrage chaque année, c’est d’écrire des livres assez courts.
Certains s’en plaignent car en deux bonnes heures, on aurait terminé sa lecture. Et alors ?!! La qualité se mesure-t-elle à la longueur des écrits ? Au poids ? Au nombre de caractères ? J’espère bien que non.

Comme tous les derniers ouvrages que j’ai pu lire d’elle, je me suis tout de suite sentie à l’aise avec le personnage principal. Son nom est étrange pour le commun des mortels, mais pas pour les inconditionnels des titres « Nothombiens » : Zoïle. Encore une signature de la part de l’auteur. Tout à un sens. Elle nous en dévoile la substance, l’essence, mais le reste, c’est à nous de fournir un peu de notre d’huile d’intellect (par opposition à l’huile de coude).

L’intrigue, si mystérieuse après la lecture d’une quatrième de couverture plus que laconique, est en réalité assez simple. Simpliste même diront les détracteurs d’Amélie Nothomb. C’est sans doute qu’ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Les écrits de cet auteur possèdent toujours plusieurs niveaux de lecture. Cette remarque très générale est valable pour bien d’autres auteurs. Ce n’est en rien péjoratif. C’est au lecteur de trouver le niveau qui lui convient. L’écrivain n’est là que pour transmettre un message. On le reçoit ou non. On le comprend ou non, mais lui il a fait son travail.
La lecture d’un ouvrage d’Amélie Nothomb n’est pas toujours aussi aisée qu’il y paraît de prime abord. J’ai longtemps été réfractaire et puis un jour le déclic s’est opéré. Il faut, je crois faire plusieurs tentatives avec ces écrivains qui nous rebutent. Un jour, nos âmes pourraient tout de même rentrer en contact. Il serait dommage de passer à côté d’une telle expérience.
Tout cela pour dire qu’en général, je savoure la découverte d’un nouvel opus « Nothombien ». Je ne me précipite pas même si je me sens happée par les phrases qui s’enchaînent admirablement bien. Je suis transportée par une mélodie, une symphonie de mots, de verbes et de compléments directs ou indirects.
Et pour que vous compreniez bien ce sentiment que j’éprouve avec une telle allégresse, je ne puis que vous citer ce passage issu du livre d’Amélie Nothomb : « Tout lecteur devrait recopier les textes qu’il aime : rien de tel pour comprendre en quoi ils sont admirables. La lecture trop rapide ne permet pas de découvrir ce que cache cette simplicité. »

Avec ce dernier opus, on aborde des sujets graves comme la drogue et son usage qui se banalise parfois au point que l’on ne sait plus trop si ce sont vraiment des substances illicites. Ici il sera question de champignons hallucinogènes dont Zoïle connaît parfaitement l’emploi.
On approche également le sujet délicat de la différence, du handicape. Celui qui nous fait peur, celui que l’on ne sait pas appréhender par que nous ne sommes pas parfaits. Et pourtant, force est d’avouer que ces différences sont quelques fois des forces supplémentaires. Les inadaptés, n’est-ce point nous ? Aliénor atteindra une qualité de trip jamais égalée par Zoïle alors qu’elle en est à son tout premier voyage. Elle était capable grâce à sa différence de faire tomber encore plus de barrières et donc d’aller plus loin dans son expérience.
La drogue trouve sa justification dans le fait que les champignons hallucinogènes ouvrent les yeux sur la réalité du monde qui nous entoure. On y verrait enfin clair.
Le revers de la médaille, c’est que même la perfection d’ici-bas peut nous décevoir. On en arrive alors à des extrémités impensables…

Tout est-il bon pour que le renouveau ait lieu et que l’hiver cède enfin sa place au printemps ? Les femmes aiment-elles vraiment à contre courant ? Si cela est vrai alors pourquoi aiment-elles tellement l’arrivée des beaux jours ???

Un livre a savourer sous la couette bien au chaud car la passion de l’amour pourrait ne pas être suffisante pour vous réchauffer, encore que…

Ma note finale : 17 / 20

3 commentaires:

Jess a dit…

J'ai tous ses livres à la maison (sauf 2-3) et j'adore son style malheureusement la plupart sont encore dans ma PAL et attendent d'être lus ! Mon préfèré jusqu'ici reste Mercure.

Ankya a dit…

VOici la première critique positive que je vois concernant ce livre. J'en suis contente ! J'aime beaucoup le style d'Amélie Nothomb. Par contre je ne me suis pas encore procuré ce nouveau livre.

deliregirl1 a dit…

Mon avis n'est pas aussi enthousiaste que le tien mais il n'est pas mauvais pour un Nothomb.

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