vendredi 25 septembre 2009

La doc sur la sellette ---- "Scarpetta" de Patricia Conrwell - Livre


Il existe dans tous les genres littéraires des incontournables, des classiques, des profils vendeurs et des auteurs à succès qui se trouvent systématiquement en tête de gondole ou bien mis en évidence tout au long de l’année.
Patricia Cornwell fait partie de ces derniers car, en format de poche ou non, il est bien rare de ne pas la trouver dans le « top ten » des meilleures ventes du genre policier / thriller.
Je ne suis pas une inconditionnelle de la plume de Patricia Cornwell même si j’ai déjà lu plusieurs de ses livres et que j’en garde, de manière générale, un assez bon souvenir. C’est donc avec un plaisir certain que j’ai pu trouver les toutes dernières aventures de son personnage phare, Kay Scarpetta, médecin légiste expert. L’ouvrage éponyme « Scarpetta » me tendait les bras au rayon des nouveautés de ma médiathèque.

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L’auteur :

Voir : www.patriciacornwell.com

Voir : www.patriciacornwell-deuxterres.com

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L’intrigue :

Oscar Bane a exigé son admission dans le service psychiatrique de l'hôpital de Bellevue. Il redoute pour sa vie et prétend que ses blessures lui ont été infligées au cours d'un meurtre ; meurtre qu'il nie avoir commis. Il ne se laissera examiner que par Kay Scarpetta, médecin légiste expert, l'unique personne en qui il ait confiance. À la demande du procureur, Jaimie Berger, Kay se rend à New York City et entreprend cette enquête avec son époux Benton et sa nièce, Lucy. Elle n'est sûre que d'une chose : une femme a été torturée et tuée, et d'autres morts violentes sont à craindre. Kay se lance et très vite une vérité s'impose : le tueur anticipe avec précision où se trouve sa proie, ce qu'elle fait, et pire encore, les avancées des enquêteurs. Kay Scarpetta devra faire face à l'incarnation du mal...

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Ce que j’en pense :

Rien que sur la page de garde, mon regard bloque sur le nom du traducteur de cet ouvrage de Patricia Cornwell : Andréa H. Japp. Ce n’est pas n’importe qui !
Pour le reste, le poids et l’épaisseur de ce nouveau volet des affaires criminelles auxquelles participe le docteur Kay Scarpetta m’inspire plutôt confiance.

Je sais que je ne suis pas au fait de tous les détails de la saga car j’ai beaucoup papillonné et surtout je ne les ai pas tous lus. Pour couronner le tout je ne suis même pas certaine d’avoir lu dans l’ordre chronologique les exemplaires qui m’étaient tombés dans les mains. Cependant, comme pour une bonne série télévisée, je sais que je pourrai apprécier sans encombre l’intrigue principale. Les autres éléments ayant trait à l’évolution des protagonistes récurrents ne me sont pas familiers mais non plus totalement opaques. Patricia Cornwell donne au fil des pages assez d’éléments pour raccrocher notre wagon au train principal même s’il reste quelques zones d’ombres. Cette capacité à faire en sorte de ne laisser aucun lecteur sur le bord de la route permet sans doute à l’écrivain de rallier sans cesse des nouveaux fans à sa cause. Bravo !

Pour vous mettre tout de suite dans l’ambiance et l’univers de Kay Scarpetta, Patricia Cornwell ne tournera pas autour du pot. « Scarpetta » débute ainsi :
« De la matière cérébrale collait aux manches de la blouse maculée de sang que portait le docteur Kay Scarpetta, évoquant des flocons d’ouate. Les scies Stryker stridulaient, l’eau tambourinait dans les éviers et de la poussière d’os s’élevait en volutes comme une farine très fine. Trois des tables étaient occupées. D’autres cadavres allaient arriver sous peu. C’était mardi, le 1er janvier, jour de la nouvelle année. »
Si j’étais mauvaise langue, je rajouterais à ce paragraphe « Bonne année et bonne santé, surtout ! ». Cependant ce serait hors contexte et n’aurait juste pour signification que mon aversion toute personnelle pour les vœux du nouvel an.

Pour en revenir au sujet initial, il faut avouer que le décor est planté en quelques phrases simples mais efficaces. Le reste de l’ouvrage ne perdra jamais ce caractère efficient. L’expérience propre de Patricia Cornwell dans ce type d’affaire n’étant certainement pas étrange à cette caractéristique stylistique. Cela confère toutefois un parfum d’authenticité à « Scarpetta » et n’apporte aucun discrédit à cette saga littéraire.

Les habitués devraient y trouver leur compte mais les novices ne seront pas en reste.
Comme toujours, et je fais appel à ma maigre connaissance de l’œuvre de Patricia Cornwell des sujets d’actualité (pas toujours immédiate à cause du temps d’écriture et de traduction) et de société sont abordés en plus ou grâce à l’intrigue policière au cœur de l’ouvrage. Citons pour exemple pour « Scarpetta » (liste non exhaustive) :
- les problèmes et les conditions des personnes de petite taille
- le cas de « ground zéro »
- la presse et les publications trash people sur Internet
« La photo de Marilyn Monroe et le texte à sensation qu’elle avait rédigé avaient reçu plus de six cent mille visites. En moins d’une heure. Elle repensa à la vidéo sur laquelle Saddam Hussein était raillé avant d’être pendu, mais non. Elle n’avait pas reçu deux cent mille visites dans le même laps de temps. »

Voilà donc un roman qui se lit assez vite et bien. J’oserai presque dire qu’on en a pour son argent mais dans mon cas je puis juste dire que j’ai déjà rentabilité mon abonnement à cette médiathèque. Pour celles et ceux qui apprécient ce genre littéraire et/ou pour les fans de Patricia Cornwell (mais eux cela fait déjà bien longtemps qu’ils ont lu et relu « Scarpetta »), il faut découvrir ce dernier opus.

Ma note finale : 15/20

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