lundi 21 septembre 2009

Jouer, ce n'est pas gagner ---- "Le jeu de l'ange" de Carlos Ruiz Zafon - Livre


Préambule :

Comme vous le savez déjà si vous me lisez régulièrement sur « Espace temps libre », j’ai eu dernièrement quelques déboires en matière d’informatique. Mon cher disque dur a rendu l’âme au plus mauvais moment (mis en existe-t-il seulement un bon ?). Le résultat est tout bête, j’ai perdu beaucoup de mes données et certains textes déjà rédigés. Parmi eux, il y avait mon billet sur « Le jeu de l’ange » de Carlos Ruiz Zafon.
Je l’avoue, j’ai eu du mal à le réécrire car j’avais la tête déjà préoccupée par d’autres sujets. Je trouve qu’il est compliqué de se replonger dans ses impressions et ses émotions quand celles-ci se sont estompées naturellement.
Quoi qu’il en soit, voici tout de même une seconde mouture de ma critique maison sur cet ouvrage que j’ai pu lire grâce à : http://www.blog-o-book.com/

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Bien que Carlos Ruiz Zafon ait déjà fait couler beaucoup d’encre autour de lui et qu’il vende ses ouvrages aussi facilement que des petits pains, je l’ai simplement découvert par le biais d’un partenariat : « Le jeu de l’ange » s’est écoulé à plus d’un million et demi depuis sa sortie en librairies début avril en Espagne. Je ne vous parle même pas de son précédent roman, sorti en 2001, « l'Ombre du vent », vendu à 10 millions d'exemplaires dans 50 pays. Il est clair que l’on peut alors parler de phénomène littéraire voir même de «Zafonmania».
Je suis rarement impressionnée par les chiffres, mais il est vrai que pour susciter un tel engouement la plume de l’auteur ne doit pas être si mauvaise ! C’est donc avec une vive curiosité que je me suis plongée dans les pages de ce second roman : « Le jeu de l’ange ».

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L’auteur :

Pour en apprendre un peu plus sur cet auteur qui fait tant parler de lui, même en ces temps de rentrée littéraire surbookée, je vous invite à suivre le lien suivant :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Carlos_Ruiz_Zaf%C3%B3n

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L’intrigue :

Barcelone, dans les années 1920.
David Martin, dix-sept ans, travaille au journal « La Voz de la industria ». Son existence bascule un soir de crise au journal : il faut trouver de toute urgence un remplaçant au feuilletoniste dominical. Sur les conseils de Pedro Vidal, chroniqueur à ses heures et riche héritier, David est choisi contre toute attente. Son feuilleton rencontre un beau succès et, pour la première fois, David est payé pour ce qu’il aime le plus au monde : écrire. Le début d’un rêve ? La vie n’est pourtant pas rose. Ses anciens collègues lui font payer cher cette nouvelle notoriété.
Peu après, David accepte l’offre de deux éditeurs peu scrupuleux et quitte le journal (On l’y pousse d’ailleurs) : produire à un rythme effréné des feuilletons sous pseudonyme. Mais après quelques années, à bout de force, David va devoir renoncer. Ses éditeurs lui accordent alors neuf mois pour écrire son propre roman.
Celui-ci, boudé par la critique et sabordé par les éditeurs, est un échec cuisant. David est d’autant plus abattu que la jeune fille dont il est amoureux – et à laquelle le livre est secrètement dédié – va épouser Pedro Vidal (son bienfaiteur ?).
Son ami libraire, Sempere, choisit ce moment pour l’emmener au Cimetière des livres oubliés. David y dépose le sien.
Puis arrive une offre extraordinaire : un éditeur parisien, Corelli, lui propose, moyennant cent mille francs, une fortune, de créer un texte fondateur, sorte de nouvelle Bible, " une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d’être tués, d’offrir leur âme ".

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Ce que j’en pense :

Ma lecture avait bien débuté car je trouvais le premier paragraphe très juste :
« Un écrivain n'oublie jamais le moment où, pour la première fois, il a accepté un peu d'argent ou quelques éloges en échange d'une histoire. Il n'oublie jamais la première fois où il a senti dans ses veines le doux poison de la vanité et cru que si personne ne découvrait son absence de talent, son rêve de littérature pourrait lui procurer un toit sur la tête, un vrai repas chaque soir et ce qu'il désirait le plus au monde: son nom imprimé sur un misérable bout de papier qui, il en est sûr, vivra plus longtemps que lui. Un écrivain est condamné à se souvenir de ce moment, parce que, dès lors, il est perdu: son âme a un prix. »
Il m’a beaucoup marqué car, depuis quelques mois, j’essaie d’embrasser tant bien que mal une carrière d’écrivain, même si je ne vise pas le succès avec une détermination sans faille. Je ne cherche pas non plus à figurer dans l’Histoire, ni même à y laisser une empreinte aussi modeste soit-elle, car je ne souhaite surtout pas vendre mon âme. C’est bien tout ce qui me reste sur cette Terre qui ne soit point trop corrompue.
J’avais bien envie de découvrir comment aller s’en sortir le jeune David dans cette carrière qui demande tant pour récolter si rarement. Je me suis accrochée au fil des pages, mais je suis restée assez largement sur ma faim. Beaucoup de promesses, mais peu de révélations en fin de compte.

Il paraît qu’avec ce nouveau titre, Carlos Ruiz Zafon renoue avec un genre qui a toujours fait fureur en Espagne (mais plus seulement depuis la sortie en librairie d’un certain « Da Vinci Code »): le thriller fantastique. Le lecteur lambda (dont je fais partie intégrante) raffole des intrigues où la réalité côtoie le fantastique, et le religieux, l'occulte.
Il est vrai que ce roman a bien des aspects gothiques, mais point trop. Il fait également partie d’une trilogie et il en est le second pilier. Je ne connais donc rien à cet univers lorsque je débute ma lecture car j’attaque là mon premier livre de Zafon, mais peu importe, on peut quand même le lire de manière indépendante et lire « L’ombre du vent » ensuite. L’ordre chronologique étant sans doute inversé et alors rétabli par ce petit manquement.

L’écriture est assez fluide, les descriptions précises permettant de bien s’imaginer les décors traversés par les protagonistes. Cela se lit assez aisément, cependant, cela manque sans doute d’un peu plus de suspens et d’action.
Le héros David Martin est par instants agaçant tellement il est timoré. Ses nombreux malheurs ne nous émeuvent pas plus que cela. On dirait qu’il est fait pour souffrir, que c’est sa véritable nature.
L’intrigue amoureuse est fade et sans grand intérêt. Pourtant le potentiel était bien là.

J’ai lu cet ouvrage avec attention, mais je ne puis pas dire que j’y ai pris quantité de plaisir. Je n’ai jamais pu pénétrer complètement dans l’intrigue, je suis restée à la surface et le phrasé limpide de Carlos Ruiz Zafon a glissé sur moi comme la pluie sur les plumes d’un canard. J’en suis la première déçue car le sujet était passionnant, mais peut-être que j’en attendais trop ou autre chose. L’auteur n’a pas pu m’atteindre avec sa baguette magique, mais cela ne suffit pas pour dire que « Le jeu de l’ange » n’en vaut la chandelle.
Je vais pour ma part tenter l’expérience avec son premier ouvrage « L’ombre du vent » et pourquoi pas, relire par la suite « Le jeu de l’ange ». Je n’aime pas rester sur un demi-échec.

Ma note finale : 12 / 20

2 commentaires:

clairedav a dit…

J'ai très envie de lire ce livre, mais j'hésite encore...
Je passe souvent devant lui dans les librairies et il me nargue :)

J'ai un petit groupe de lecture sur facebook qui s'appelle "lire: dites-moi ce que vous lisez". Je serais heureuse que vous veniez faire de la pub pour votre blog que je trouve très bien fait.
Si le coeur vous en dit, plus on est de fous plus on lit !!

Clairette

Emeralda a dit…

C'est avec un grand plaisir que je me joins à ce groupe !!!!
Merci beaucoup !

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