lundi 12 janvier 2009

A tout probleme, sa solution - "Le rasoir d'Ockham" d' Henri Loevenbruck - Livre

Plaisir solitaire que la lecture ? Non, je ne crois pas, en tout cas pas exclusivement car quand on lit un très bon ouvrage, forcément, on éprouve le désir d’en parler autour de soi et avec Internet, c’est vraiment très facile.

Il est vrai que je ne vous livre pas toutes mes lectures sinon je passerai ma vie à écrire et non plus à lire ! Je suis bien obligée de faire des choix de temps en temps.

Aujourd’hui, je vais vous parler du premier roman de d’Henri Loevenbruck que je découvre. Ce n’est pas son premier livre publié, mais le numéro un à tomber entre mes mains. Le titre vous met tout de suite dans l’ambiance : « Le rasoir d’Ockham ». Il est d’ailleurs sélectionné pour le prix SNCF polar de l’année 2008 et cela laisse déjà sous-entendre que c’est un bon cru…

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L’auteur :

Il a son propre site sur la toile.
Une vraie mine d’information pour qui cherche à en savoir un peu plus sur cet auteur français qui s’est taillé une part du lion sur le marché international des livres, plusieurs genres confondus. (Thriller et Fantasy)
Voici l’URL : http://www.henriloevenbruck.com
Je vous laisse y aller pour découvrir ou redécouvrir l’homme, l’écrivain.

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L’intrigue :

Ari Makenzie travaille aux RG. Il est un peu un mouton noir car il n’est pas très conformiste. Un matin, sa vie va prendre un nouveau tournant. Paul Cazo, son dernier lien avec l’humanité ou presque, va lui téléphoner. Il veut le voir et ce de manière urgente. Hélas le temps de faire le trajet Paris-Reims, il sera trop tard…

Un crime horrible tant par le mode opératoire que sur le plan personnel.
Ari va tout mettre en œuvre pour découvrir l’assassin et là, les surprises vont non seulement être nombreuses, mais aussi sinistres que macabres…

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Mon avis :

À première vue, encore un thriller ésotérique comme l’on en trouve tant depuis quelques années dans les rayons de nos librairies ou bibliothèques. Reste que le style de l’auteur, assez direct, sans chichi, ni manière vous plonge immédiatement dans l’action et le mystère. Vous n’aurez pas trop le temps de vous poser de questions.

Vous trouverez un avertissement d’Henri Loevenbruck qui ne se targue pas d’écrire un roman authentique. Certes certaines pièces du puzzle le sont, mais ce n’est pas pour autant qu’il faille croire tout ce qui est écrit et le prendre donc pour argent comptant. Vous voilà prévenu contre tout débordement.
Personnellement, je trouve cela très honnête de sa part car beaucoup surfent sur cette vague très en vogue. Les rayons croulent sous les titres tous plus accrocheurs les uns que les autres et je dois bien l’avouer, je me laisse avoir aussi. C’est un genre que j’aime beaucoup et depuis quelques années, les nouveautés ne manquent pas, mais attention à la qualité. Dans « Le rasoir d’Ockham », je ne fus pas déçue outre mesure.

Il ne manque aucun élément à ce roman et les chapitres, en général assez courts, rythment bien l’action, les pensées de toute cette intrigue. Une syntaxe simple, mais pas si simpliste que cela, donne un réel plaisir au lecteur qui ne lâche plus son livre des mains. Une lecture aisée en somme.

Les personnages ne sont pas des supers héros, ils ont leurs limites, leurs faiblesses aussi, même si parfois il y a un petit côté Jack Bauer dans le personnage principal. Presque jamais mal ou alors tant pis, il fonce quand même ! Ahhh, ces héros !
J’aime bien le côté un peu désuet des manières d’Ari. Son refus systématique d’avoir recours aux nouvelles technologies est assez amusant dans une société où elles ont pris une telle ampleur que l’on se demande presque comment l’on faisait avant leur arrivée.
D’ailleurs, en lisant, j’avoue que je me le suis représenté un peu comme second Bruce Willis. Sans doute pour le côté : « Je fonce dans le tas et ensuite, je verrai bien ce que cela donne ». En prime, il va trouver un complice au moins aussi déjanté que lui. Mais chut !!!!

Le titre n’est pas inspiré du document au centre de l’intrigue : « le carnet de Villard de Honnecourt », mais de la technique qu’utilise Ari pour faire le point sur la situation. J’ai trouvé cela plus malin, plus tordu aussi… Je crois que je n’apprécie que moyennement les raccourcis trop abrupts et là cela me convient parfaitement.

Ayant lu pas mal d’ouvrages dans le même genre, je dirai que cet opus s’en sort pas trop mal, voir même plutôt très bien ! Il y a un peu de suspens, tout n’est pas téléphoné 20 ans avant et l’on se prend au jeu. Après tout, c’est ce que je demande et attend d’un thriller.
Vous y trouverez une bonne dose d’action, quelques sentiments amoureux torturés, de l’amitié et de la tendresse, un zeste de haine, un peu de rivalité, un document ancien renfermant un noir secret, une idéologie à vomir, un peu de sexe et bien d’autres choses encore. Il ne manque rien !
Si vous en avez l’occasion, plongez-vous quelques heures dans ce bouquin qui ne restera peut-être pas dans les mémoires autant que le « Da Vinci Code » (celui qui a relancé le genre), mais qui devrait tout de même vous combler.

Et puis vous savez quoi ? À la toute fin, il y a ces mots magiques qui nous font croire que nous retrouverons Ari : A suivre…

Note finale : 15/ 20.

1 commentaires:

Mélo a dit…

C'est marrant parce que je préfèrerais lire Les cathédrales du vide mais comme c'est le deuxième il va me falloir passer par le premier.

Moi, le Da Vinci Code, je n'ai pas aimé. Mais je pense me plonger dans celui-ci un de ces jours !

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