jeudi 15 janvier 2009

L'amour interdit -------- "Les memoires d'une geisha" - DVD


Je suis assez cinéphile, mais pendant longtemps je n’ai pu me rendre au cinéma et donc j’ai raté beaucoup de très bons films.
« Mémoires d’une Geisha » fait partie du nombre de ceux-ci et même s’il est sorti en DVD depuis déjà pas mal de temps, je n’avais jamais trouvé encore l’occasion de le visionner. Il était donc temps de réparer cet impair.
En route, pour un beau voyage, je l’espère…

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Une petite fiche technique du film :

Date de sortie : 01 Mars 2006
Réalisé par Rob Marshall
Avec Zhang Ziyi, Gong Li, Michelle Yeoh
Film américain.
Genre : Drame, Romance
Durée : 2h 20min.
Année de production : 2004
Titre original : Memoirs of a Geisha
Distribué par Mars Distribution

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L’intrigue :

Nous sommes un peu avant la seconde guerre mondiale. Une famille très pauvre va voir, sa petite fille du nom de Chiyo et sa sœur plus âgée, leur être arrachées car ils ont été obligés de les vendre pour subsister.
Si l’aînée va se retrouver rapidement dans un monde glauque, Chiyo va devoir travailler comme domestique dans une maison de geishas.

Évidemment, les années passent et la fillette grandit. Elle va se plier avec docilité à l’initiation et l’enseignement au combien ardus pour devenir à son tour une geisha. Elle est non seulement très belle, mais aussi maligne et elle saura éviter avec promptitude tous les écueils que pourra lui tendre l’une de ses rivales, Hatsumomo.
À force de travail et de persévérance, elle deviendra la plus célèbre des geishas. On la nommera alors geisha Sayuri.

Sa beauté est légendaire, mais ses autres qualités le seront tout autant et les hommes seront fascinés, même les plus puissants de ce monde terrestre. Personne ne pourra lui résister.
Pourtant l’amour lui est interdit, quelle cruelle punition… Cela va la ravager, ce sera un combat sans merci et d’ailleurs y aura-t-il un vainqueur ?

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Mon avis après visionnage :

Les premières minutes sont intégralement en japonais, mais cela ne gène aucunement la compréhension car tout est dans les gestes et les expressions des acteurs.
Le départ est brutal, la séparation de Chiyo avec sa sœur est déchirante, les images un peu saccadées sont là pour renforcer ce premier sentiment.
Les yeux bleus de l’enfant feront forte impression et elle ira très rapidement dans une école pour devenir elle aussi une geisha. Cependant, elle est sous l’emprise de Hatsumomo. On tremble avec elle, car elle est si fragile à ses débuts.
J’avoue que son regard m’a beaucoup ébloui, tout comme les décors et l’ambiance si parfaitement recréés pour le besoin du tournage.

Les lumières sont parfaites et ne font que renforcer la beauté et l’éclat des geishas. On se entraîner par l’histoire sans faire d’effort et l’on veut savoir ce qu’il adviendra de Chiyo. L’on sait par avance qu’elle aura une destinée hors du commun, mais comment ?

Elle aura des coups de chance étranges, mais il en faut toujours pour avancer et c’est sans doute le propre des personnes aux destinées extraordinaires.
Elle ne deviendra Sayuri qu’avec force de travail et du talent. Sa détermination, sa ruse et ses appuis rares, mais solides lui sauveront la mise. Je l’ai suivi dans ce parcours avec autant ténacité que Sayuri elle-même et ce fut avec un plaisir sans nul pareil.

J’ai adoré les musiques qui ont rythmée ce long-métrage où aucune longueur n’est venue ternir ou amoindrir le récit qui nous était fait. Le jeu des acteurs était juste, sonnait authentique et j’ai éprouvé beaucoup de sentiments différents comme de la colère, de la tristesse, de l’amertume, du désespoir, de la joie, de l’inquiétude, de la lassitude…etc.
J’ai vécu au rythme de cette histoire, de ces mémoires qui nous ont été livrés sans faux-semblants, avec un naturel étonnant. On a entraperçu un peu de cet univers, de ce monde clos qu’est celui des geishas.

Il n’y a eu aucun temps mort et je n’ai ressenti aucun ennui à quelques moments que ce fut. J’ai pu suivre une partie de la vie d’une jeune enfant, d’une jeune femme qui à force d’y croire, de se battre, de persévérer a pu enfin toucher du bout des doigts le bonheur.

Hatsumomo était une peste, une vipère, mais en réalité n’était-elle pas tout simplement une femme brisée, aigrie de ne pas avoir droit à ce bonheur si simple et si inaccessible qu’est l’amour ? J’ai eu de la peine pour elle après l’avoir profondément détesté.
Là encore, il ne faut pas se fier aux apparences tout comme lors du combat de Sumo. C’est une danse, une danse cruelle, mais réelle.

Je suis marquée par ce film et je pense le revoir très prochainement pour découvrir encore des éléments qui m’auront sans aucun doute échappé lors d’un premier visionnage. La passion m’a submergé et m’aura rendue aveugle à d’autres vérités.

Note finale : 17 / 20

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