vendredi 30 août 2013

VIII d'Harriet Castor




Le livre : 

VIII d'Harriet Castor aux  MA éditions, 415 pages, 19 € 90. 


Pourquoi cette lecture :

Il s'agit d'un partenariat avec Gilles Paris
Un titre, une couverture et même un bref résumé, cela peut suffire à vous donner envie de vous plonger dans un livre. J'en ai eu l'opportunité, je l'ai saisi au vol.


Le pitch : 

XVIe siècle, au coeur de la royauté anglaise. Le jeune Henry, second fils du roi Henry VII, vit dans l'ombre de son grand frère, Arthur, promu à régner sur l'Angleterre dès la mort de leur père. Bien que doté d'un fort tempérament de guerrier, il reste méprisé par son père, qui ne voit en lui qu'un obstacle à son bonheur de voir Arthur couronné à sa suite. 
Henry est pourtant persuadé qu'il accèdera au trône, comme on le lui a prédit. Mais les hallucinations régulières dont il est la proie ne vont-elles pas faire de lui un roi maudit ?


Ce que j'en ai pensé : 

Henri VIII a croisé ma route alors que j'étais en troisième, en voyage en Angleterre. Je revois sa haute stature, son allure peu amène, son regard dur. 
Non je n'ai pas fait de voyage dans le temps, j'ai juste été en face de la statue de cire du roi au musée Tussauds de Londres. 

Ce roman historique écrit par une passionnée de la dynastie des Tudors offre une nouvelle vision du souverain. On est dans le domaine psychologique. On voit le monde à travers ses yeux. Et il faut bien avouer que je ne l'imaginais pas ainsi. Je crois même que je doutais qu'il pu avoir été un enfant un jour et ce même après avoir recroisé son destin dans mes livres de fac. 

J'ai beaucoup aimé cette approche moins ordinaire et assez bien relatée. 
Il est indéniable que c'est un récit bien documenté et qui reste proche de la réalité autant qu'il est possible même en introduisant de la fiction disons probable. 
Je me suis prise au jeu. J'ai lu avec fascination cet ouvrage. Oui, les personnages les plus passionnants sont souvent les plus horribles surtout quand on nous les dépeint avec talent, presque avec douceur pour mieux vous piquer par la suite. 
Henry VIII n'est pas vraiment ce que l'on peut nommer un enfant de cœur. C'est un esprit qui ne rêve que de conquêtes, de pouvoir, d'honneur, de grandeur, d'un empire. Le sien !
Ses visions sont récurrentes, mais pas omniprésentes. Je les pensais plus nombreuses en lisant le pitch. En fait, elles sont surtout à reliées à sa vision du monde, à des scènes prémonitoires qui annoncent rarement de bonnes nouvelles. Mais cette époque n'était pas tendre même et presque surtout chez les têtes couronnées. Même en le sachant, on peut être encore surpris. 
Ne craignez pas une déviance vers des événements paranormaux. Il faut juste remettre les visions du souverain dans son contexte historique, les croyances de l'époque, ses exigences, ses dangers et le passé même de l'homme. 

C'est un récit précis très agréable à lire, qui vous plonge dans l'Histoire. J'adore cela, on est dans une écriture facile, mais ne laisse rien au hasard grâce à un excellent travail de recherche en amont. 

À lire pour découvrir ou redécouvrir l'Angleterre et même l'Europe du XVI eme siècle. Pour ma part, si j'en avais le temps, je replongerai bien le nez dans mes ouvrages de fac de première année... Et je vais guetter le prochain ouvrage de l'auteur qui abordera cette fois un thème proche à la lignée des Tudor car il sera question de Mary et d'Elisabeth, les deux filles d'Henry. 


Et s'il fallait mettre une note : 16/20. 

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