lundi 23 mars 2015

La pourvoyeuse d'Aurélie Rochais




Le livre : 

La pourvoyeuse d'Aurélie Rochais aux éditions Panthéon, 140 pages, 14 € 10.


Pourquoi cette lecture :

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Panthéon.


Le pitch :

La pourvoyeuse est la saga d’une famille dispersée à travers le monde par les conditions de vie actuelles. 
Mathilda se donne pour but d’entretenir les liens et de maintenir des relations entre tous les siens, les pourvoyant ainsi de ce qu’elle estime être un moyen efficace pour humaniser et rendre supportable leur vie. 
Par son récit, la narratrice donne un exemple vivant de l’inévitable imbrication des événements extérieurs dans le quotidien de ses personnages. 
Elle accorde aussi un intérêt tout particulier à la vie théâtrale de ces cinquante dernières années et aux essais les plus divers qu’elles ont produits pour rendre compte de l’évolution des mœurs pendant cette période.


Ce que j'en pense :

Ah le moins que l'on puisse dire, c'est que voilà une grande famille ! 
Cela parle, rit, évoque des souvenirs, se rappelle des anecdotes, oublie quelques menus détails... C'est bruyant, indéniablement très vivant, presque trop, on est envahit de paroles, de pensées, d'exclamations... Le lecteur doit bien prendre ses marques, il trouvera là des protagonistes assez communs de premier abord, mais qui ont des choses à nous apprendre. 
Il faut pour cela tout de même dépasser les 40 premières pages qui restent un peu confuses. C'est certainement parce que l'on est noyé sous cette avalanche de noms, de liens de parenté, qu'il faut remettre à sa place, relier entre eux... 

La suite est plus nette et du coup, plus attractive. On a assimilé l'essentiel et on explore donc les rouages de cette famille. On s'immerge, on la pénètre, on l'appréhende.
On découvre des pans du passé qui expliquent le présent. Le temps qui passe peut être un ennemi, mais aussi un ami qui aplanit les choses. 

On avait commencé par un festin, on termine notre lecture avec un repas de noces, sans fausse note et avec cette fois tous les convives, mais pour y arriver, il a fallut faire un long chemin. Lequel ? Lisez et vous saurez ! 

Lecture surprenante, mais loin d'être désagréable. 


Et s'il fallait mettre une note : 13 / 20



mercredi 18 mars 2015

Mille-failles de François Carré



Le livre :

Mille-failles. Petites recettes pour se sentir dans son assiette de François Carré aux éditions Denoël, 240 pages, 17 € 50.
Disponible depuis le 5 février 2015.


Pourquoi cette lecture :

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Denoël. Choisi dans le catalogue des nouveautés du mois de février, j'ai été attirée par le côté nourriture tant réelle que spirituelle, intellectuelle et sociétale. J'aime aussi assez l'écriture de Philippe Delerm (comparaison citée dans le pitch) donc pourquoi ne pas se lancer ?


Le pitch :

François Carré rassemble de courtes chroniques humoristiques autour du thème de la gastronomie pour mieux aborder celui des rapports sociaux. Son pastiche culinaire est un moyen savoureux d'aborder notre difficile relation aux autres et d'épingler les codes rigides qui régissent nos modes de vie. Face au constat accablant du narcissisme et de l'animosité généralisée, l'auteur propose des «recettes» rafraîchissantes permettant de mieux vivre. 
Caustiques et pleines de vérité sur le monde, à la façon d'un Stéphane de Groodt ou d'un Philippe Delerm, ces petites chroniques douces-amères sur les tracas du quotidien sont autant de pistes pour inciter à une plus exacte connaissance de soi-même et d'autrui.



Ce que j'en pense :

L'objectif de ce livre est très bien expliqué dans le hors d'oeuvre qui sert de préambule. On nous donne les clefs de la  «maison». 
Sympa, non ? 

Notons l'énorme travail sur la forme (faux ouvrage de cuisine, jeu de mots, expressions et tournures) et sur le fond (thèmes abordés).

Notons aussi les solutions, les conseils qui nous sont donnés. Réfléchissons ensuite à comment les mettre en application si cela nous est possible. Après, rien n'est obligatoire, il faut les adapter à notre style de vie, à notre personnalité... Des échecs sont bien probables, parfois même souhaitables pour aller plus en avant encore. 
J'ai bien aimé ces piqûres de rappel :
- ne juger les autres toujours responsables de tout sans jamais se remettre en cause.
- prendre sa vie en main, multiplier ainsi le champ des possibles, être acteur de sa vie et non pas un simple spectateur passif. 
Etc. Il y en a tant. Je ne vais pas tout vous dévoiler ici. Ce serait dommage.

Ouvrage à picorer sous peine de se lasser un peu et d'être moins attentif. Comme un livre de recettes, on peut le lire dans l'ordre, le désordre, aller et revenir. 

La moralité a retenir me semble être qu'il faille toujours prendre du recul avec les choses, les événements ou autrui. Nous avons notre histoire et eux la leur. Forcément différente donc forcément ce qui en découle est divergeant. Rien n'est identique sauf peut-être un clone, mais alors que le monde serait fade et sans bonnes ou mauvaises surprises. 


Et s'il fallait mettre une note : 12 / 20 




mardi 10 mars 2015

Vengeance d'outre-tombe de Florence Fréguin-Schneinder



Le livre :

Vengeance d'outre-tombe de Florence Fréguin Schneider aux éditions Chemin vert, 4 € 99.
Version ebook.


Pourquoi cette lecture :

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Chemin vert. Ouvrage choisi dans leur catalogue toujours plus riche. 
Pour l'instant je n'ai eu que d'excellentes surprises.


Le pitch :

Franck Amelin, commandant d'un groupe d'enquête à la section criminelle du SRPJ de Lyon n'est pas ravi lorsqu'il doit annoncer à son équipe qu'Alexandra Serrano, un jeune officier de police judiciaire, psychologue de surcroît, débarque de Paris pour travailler avec eux en tant que "profileuse". Mais la série de meurtres qui s'amorce dans la capitale rhodanienne en ce milieu de printemps, ne leur laisse pas le loisir de s'appesantir sur leurs relations orageuses.
Quel est donc le lien entre tous ces meurtres sanglants et le corps de la jeune femme retrouvé quelques mois auparavant sur les bords du Rhône ?
La traque commence et le capitaine Serrano n'est pas de trop pour aider les enquêteurs à résoudre cette sombre affaire.


Ce que j'en pense : 

Lyon, ma ville de coeur. Qu'un polar et surtout son auteur choisisse la capitale des Gaules pour cadre ne peut que me mettre dans les meilleures dispositions. Ensuite, si l'intrigue débute avec un meurtre, un «accident » et des protagonistes aux profils bien typés, c'est le début du bonheur.

L'écriture et les petits détails fournis par l'auteur, nous donne l'impression d'être presque un membre de l'équipe de Franck Amelin. C'est assez direct, mais avec ce qu'il faut pour tout bien assimiler tant au niveau de la méthode que pour l'organisation. C'est carré, bien organisé. Très véridique également. On a des délais qui tiennent la route (pas comme dans certaines séries télévisées). 
Alors certes, parfois on se perd dans le dédale de cette enquête, ceci dit, on est comme les enquêteurs : un peu dans le flou, le brouillard. Il faut tirer le bon fil de la pelote. 

J'ai retrouvé Lyon telle que je la connais. J'ai aimé cela. J'étais en partie sur un terrain connu, idem pour Vienne, Chambéry, Aix Les Bains, Valence... Ce sont toutes des contrées connues pour moi. 
L'intrigue était bien menée. Je me suis plu à me laisser guider. J'ai cherché... Et j'ai trouvé avec en prime un peu de mystère en rab pour une nouvelle aventure avec Frank, Alexandra et les autres ? 

Encore un très bon cru des éditions Chemin Vert. Foncez !!!


Et s'il fallait mettre une note : 16 / 20




lundi 9 mars 2015

Golden Dogs, tome 1 : Fanny de Giffo et Desberg



Le livre :

Golden dogs, tome 1 : Fanny de Desberg, de Griffo, aux éditions Lombard, 55 pages, 14 € 45.



Pourquoi cette lecture :

Une BD de Desberg, je regarde forcément. 
Cette fois-ci, c'est lors d'une visite à la médiathèque de chez nous avec l'une de mes Pestouille que je me suis laissée tenter en furetant dans les rayonnages. 


Le pitch :

Nous étions quatre. Et le monde nous appartenait. Nous étions inséparables. Parce que la vie et ses épreuves nous avaient forgés. Et soudés. Parce qu'ensemble, nous étions les meilleurs. Les Golden Dogs. Les meilleurs voleurs de Londres. Nous étions quatre. Mais il y avait un traître parmi nous. Et c'est ainsi que tout s'est terminé !




Ce que j'en pense :

Ambiance assez sombre comme souvent dans les univers sortis de l'imagination de Desberg, on est vite pris par l'intrigue. Tout est soigné. Les dessins, la mise en page, les couleurs, les textes. On est dedans en quelques cases à peine. 

On ne nous livre pas trop d'éléments, juste assez pour nous appâter, nous rendre accro. Je connais assez bien ce procédé, mais malgré tout, je me laisse avoir. Je le veux bien. Je n'oppose pas une grande résistance. C'est si bon de céder à la tentation. 

Les personnages sont bien définis, enfin nous le croyons. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises à mon avis. 
Évidemment, on dévore ces pages et on désire la suite. Pour ma part, je vais devoir attendre un peu, lors d'une prochaine visite à la médiathèque, en espérant que celle-ci n'aura pas été empruntée. 



Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20 




vendredi 6 mars 2015

Clochette au pays des merveilles de Crisse et Pena



Le livre :

Clochette au pays des merveilles de Crisse et Pena aux éditions Lombard, 70 pages, 10 € 60.



Pourquoi cette lecture :

C'est simplement lors d'un passage à la médiathèque de chez nous avec l'une de mes Pestouille que j'ai pris un moment pour lire cette BD. J'ai été intriguée par la couverture et son titre. Oui il m'en faut réellement peu.



Le pitch :

Une nuit à Londres, Clochette croit voir Peter Pan se réfugier dans une vieille librairie. Elle y entre à son tour mais, pas de Peter... Caché, le vieux libraire acariâtre l'observe, puis veut la chasser. Il prend un livre sur le présentoir et le referme sur la fée. Le livre n'est autre qu'Alice au pays des merveilles... Voici Clochette projetée dans ce monde de doux dingues, où sa magie ne fonctionne pas. 
Seule Alice, qui vient aussi d'un autre monde, pourra l'aider.





Ce que j'en pense :

La Fée Clochette que nous retrouvons dans cet album est passablement différente de celle des studios Disney, mais peu importe. Elle correspond quand même au personnage que l'on connaît, avec un style et un look plus adulte, plus sombre aussi. 
Il en sera de même pour les autres protagonistes de cette intrigue puisque Disney a également adapté « Alice au pays des merveilles». J'ai apprécié justement cette distance. 

L'intrigue est assez classique en soit puisque c'est le principe du personnage qui arrive par erreur dans un autre univers que le sien. Ceci dit, c'est bien mené et le final nous laisse entendre qu'une suite des aventures de Clochette et de ses nouveaux amis est plus que probable. 

Graphisme sympathique. J'ai reconnu la griffe de Crisse. 
Belle mise en page. 
Découpage des scènes intéressant. 

Il est possible que je me laisse tenter par la lecture de l'album suivant.



Et s'il fallait mettre une note : 13 / 20 







mardi 3 mars 2015

Bestiaire extraordinaire 100 coloriages anti-stress de Hannah Davies, Richard Merritt, Cindy Wilde




Le livre :

Bestiaire extraordinaire 100 coloriages anti-stress de Hannah Davies, Richard Merritt, Cindy Wilde
aux éditions Hachette, 100 pages, 12 € 90.



Pourquoi cette lecture :

Il s'agit d'un partenariat avec Babelio.com, la communauté littéraire. 
Passionnée de coloriage pour adultes depuis des mois, j'ai eu envie de tester cet album. Ceux des éditions Hachette sont réputés. 


Le pitch :

Lion, chat, cerf, hibou, tortue, paon, coquillages, papillons. Ouvrez ce bestiaire extraordinaire et donnez vie à des animaux enchanteurs. Un hymne à la faune sauvage et à la biodiversité au travers d'illustrations pleines de charme. Avec de simples crayons de couleur, laissez libre cours à votre imagination.



Ce que j'en pense :

Les coloriages pour adultes ont le vent en poupe. J'avoue que je suis le mouvement depuis plusieurs mois. Je trouve que c'est une façon très ludique pour peu d'argent de se détendre : un album et quelques crayons de couleur et/ou feutres pour débuter, c'est suffisant. Un retour en enfance pour un moment. Plaisir régressif certes, mais aussi créatif. 

Dans cet album, on y trouve effectivement des animaux fantastiques pour ne pas dire extraordinaires. Après, c'est tout de même à vous de les mettre en couleurs et de les rendre encore plus spectaculaires. 
Les amateurs de mandala trouveront de quoi se mettre sous les crayons même si ce n'est pas le coeur de cet album. 



Pour celles et ceux qui ne jurent que par les feutres, je tiens à les mettre en garde. Si effectivement les éditions Hachette nous propose des dessins de bonne facture sur du papier lui aussi d'excellente qualité, je vous dis de faire attention tout de même. Aucun soucis avec les stabilo pen 68 et 88. Idem avec les feutres de Faber Castell, mais les promarker transpercent. 

Le côté anti-stress est pour moi véritable. Quand je coloris, je mets pour un temps aux oubliettes mes soucis. 
Il y a sans doute un effet de mode, mais ce principe assez simple reste bon. Cet album est un incontournable tant par ses qualités en tant l'objet que pour ce qu'il peut nous apporter. 

Si colorier une faune fantastique vous attire alors ce livre est fait pour vous. 





Et s'il fallait mettre une note : 16 / 20 




lundi 2 mars 2015

La bibliothèque des coeurs cabossés de Katarina Bivald



Le livre : 

La bibliothèque des coeurs cabossés de Katarina Bivald aux éditions Denoël, 482 pages, 21 € 90.
Disponible depuis janvier 2015.



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Denoël.
J'ai choisi ce livre dans leur catalogue, après lecture de la quatrième de couverture. Depuis, je vois ce titre presque partout. Un succès de librairie ? Pourquoi pas !


Le pitch :

Tout commence par les lettres que s'envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l'Iowa. Après deux ans d'échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu'Amy est morte. 
Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine. Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis - et pas uniquement les personnages de ses romans préférés -, qui l'aident à monter une librairie avec tous les livres qu'Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance. Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel.



Ce que j'en pense :

Voilà un roman parfaitement destiné aux amoureux des livres. Ces derniers sont au cœur de cette intrigue un peu loufoque, douce-amère et qui vous déride néanmoins. 

J'avais peur d'être un peu déçue, de trouver là une histoire cousue de fil blanc, limite un peu gnangnan, mais pas du tout. En tout cas, cette lecture est venue à point nommé pour moi. J'avais eu de bons livres qui avaient précédé certes, ceci dit, c'était des ouvrages plus difficiles, plus sombres, bref pas mauvais du tout, mais qui peuvent vous miner un peu le moral. 

Même si le début de l'histoire n'est pas très gai puisque une des protagonistes est décédée, elle restera très présente, comme un ange gardien pour nous les lecteurs, mais aussi et surtout pour son invitée. 
Une pléiade de personnages vont nous être présentés et tous auront leur importance. Ce sont là comme des pièces vivantes de puzzle. On les mélange un peu au début, puis on s'y fait vite. Ce sont des gens ordinaires qui ne manquent pas de fioritures, ni de piquant. Certains sont très attachants d'autres plus antipathiques, mais au final on les trouve tous très beaux. 
Même chose pour le cadre de toute cette histoire. Rien n'était gagné d'avance et pourtant...

J'ai énormément apprécié les nombreuses références de lecture que l'on peut piocher au fil des pages. Des titres souvent connus des lecteurs, mais il est toujours intéressant de les replacer. 
Belle évocation tout au long du texte du plaisir que l'on peut ressentir lors de nos expériences de lecture. C'est parfois amener de manière drôle, un peu bancale, mais souvent juste. Cela en fait un ouvrage que je ne peux que recommander pour les amateurs des livres, des lectures et du plaisir que l'on y trouve, que l'on peut partager. Je le recommande également à celles et ceux qui lisent moins, ils auront envie de se plonger très vite dans de nouvelles pages. 



Et s'il fallait mettre une note : 16 / 20