C'est un blog, mon blog Littéraire pendant de longues années, mais aussi un espace de détente et d'éveil à la culture en général donc j'y aborderai d'autres thématiques et supports comme les films, séries, podcast, applications, jeux vidéo et que sais-je encore !!!! Soyons curieux de tout.
mardi 18 février 2014
Le collectionneur de chair de C.E Lawrence
Le livre :
Le collectionneur de chair de C.E Lawrence aux MA éditions collection Pôle Noir, 352 pages, 17 € 90.
Pourquoi cette lecture :
Il s'agit d'un partenariat avec Gilles Paris.
J'ai toujours eu un faible pour les thrillers et les polars donc ce titre qui m'a été proposé ne pouvait que très bien être accueilli par mes soins.
Le pitch :
Deux cadavres en une semaine, l'un flottant dans l'East River, l'autre électrocuté dans sa baignoire. Tout indique qu'il s'agit de suicides. Pourtant les autopsies révèlent que les victimes ont été droguées, puis assassinées. Les meurtres se succèdent. Leur insoutenable et croissante brutalité font que l'on surnomme "le collectionneur de chair" celui qui perpétue cette funeste moisson. Mettez-vous en travers de son chemin Le profileur Lee Campbell, de la police new-yorkaise, participe à la poursuite de ce meurtrier qui prend plaisir à narguer les enquêteurs en leur laissant des messages macabres.
Ces crimes terrifiants recèlent la clé des motivations tortueuses du tueur en série. L'affaire deviendra personnelle au point de perturber Lee. Se rapprocher suffisamment du monstre pour l'arrêter pourrait le rapprocher de sa propre mort...
Ce que j'en pense :
Me plonger dans cet ouvrage fut assez aisé car l'écriture est plutôt fluide et même si au début on nous présente pas mal de protagonistes, nous parvenons à bien les distinguer. L'auteur va facilement de l'un à l'autre et découpe habilement son récit afin qu'on ne se lasse pas ou que l'on oublie personne en court de route. Parfait pour ma cervelle de moineau.
On n'est pas plongé dans l'horreur immédiatement. Le terrain est préparé en amont, mais la tension monte progressivement. On n'est pas tranquille. C'est un peu le but avec ce type de lecture.
Le rythme de l'enquête n'est pas fou non plus. Cela permet d'intégrer tous les éléments, de suivre les raisonnements des limiers. On tâtonne, on cherche, on suppose...
On découvre aussi les personnages, surtout Lee. Le passé le hante. Ce passé que l'on ne connait que partiellement car cet ouvrage est en réalité le second de l'auteur avec des protagonistes récurrents. Ne l'ayant pas lu, il m'a manqué quelques détails sur leurs histoires, mais rien de bien grave néanmoins. On devine, on nous laisse des indices, des informations ici ou là.
On se sent impliqué, on est pris par l'enquête tout autant que par la vie de ces hommes et femmes. Ils possèdent une "existence", une âme.
J'ai noté l'importance des conséquences des attentats du 11 septembre 2001 dans ce récit. L'action se situe moins d'une année après et on est à New-York. Cela influe forcément sur le comportement, les réactions des différents protagonistes. Pour le lecteur, cela offre un regard plus intime sur ces événements marquants que l'on ne visualise pas de la même manière de l'autre côté de l'Atlantique.
Quelques petites erreurs ici ou là comme cette confusion des jours de la semaine, un lundi soir en début de chapitre s'est transformé en vendredi soir : Lee avait retrouvé Kathy dans un café et après avoir eu une discussion dont je ne dévoilerai pas ici la teneur pour ne pas vous gâcher le suspens, il rentre chez lui en observant la foule, les couples qui sortent ce soir-là.
Je chipote un peu, je l'admets.
Un excellent livre qui ne semble pas vouloir au départ se démarquer des autres titres de sa catégorie (polar & thriller), mais qui sur la forme trouve une façon simple de se distinguer pour le lecteur. C'est subtile et c'est ça sa force à mon sens. L'originalité n'est pas dans sa présentation, sa couverture, son pitch ou même son intrigue de départ, mais bien dans la manière de nous faire vivre celle-ci.
A découvrir par les amateurs du genre et les autres.
Et s'il fallait mettre une notre : 15 / 20
Libellés :
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livres,
Partenariat,
thriller
lundi 17 février 2014
Challenge week-end à 1000, session 2, je l'ai fait !!!
Tout à d'abord merci à AcrO qui est venu me soutenir et aux autres aussi sur les différentes plateformes.
Alors c'est avec joie et un peu de fierté que je vous annonce que j'ai officiellement réussi le challenge et ces 5 défis internes ! Youhou !!!!!
J'ai effectivement lu 1185 pages en tout.
J'ai lu en effet :
- Chi, tome 1 = 164 pages (C'est le livre qui est dans ma PAL depuis plus d'un an)
- Joséphine, tome 1 = 188 pages (J'ai commencer une série avec ce premier tome)
- Joséphine, tome 2 = 176 pages (C'est le tome 2 pour mes défis)
- Les lutins urbains, tome 1 : le Pizz'raptor : 126 pages
- Les tribulations d'une caissière : 186 pages (c'est le livre adapté au cinéma)
- Les hommes viennent de Mars. Les femmes viennent de Vénus = 66 pages
- Les nouvelles chroniques d'un médecin légiste : 173 pages (C'est mon livre qui était en pause depuis des lustres)
- Marche avant : 58 pages
- Le royaume, tome 1 = 48 pages
Avec la crève que je me tenais et comme je ne suis pas du tout une lectrice rapide, je suis contente de l'avoir fait. J'avais en effet adapté mes lectures afin que cela soit gérable et cela le fut.
Bravo à tous les participants !!!!
Et merci encore à l'organisatrice !!!!
vendredi 14 février 2014
Week-end à 1000, session 2, j'en suis !
Et hop, je replonge pour une seconde fois dans le challenge du "Week-end à 1000".
C'est toujours Lili bouquine qui gère l'ensemble du projet et vous trouverez toutes les informations importantes sur son articles, ici.
Au niveau de la liste de défis, je signe pour :
- Lire un livre qui est dans votre pal depuis plus d'un an.
- Commencer une série.
- Lire un tome 2.
- Terminer une lecture laisser en pause trop longtemps.
- Lire un livre qui a été adapté au cinéma.
Je suis en train de faire ma sélection.
J'espère pouvoir y parvenir car lors de ma première participation, je n'étais pas parvenue au bout... Je n'étais pas dans les meilleures conditions, mais là j'avoue qu'avec la bonne crève que je me suis prise ces deux derniers jours, il n'est pas impossible que je m'endorme comme une masse pour de longues heures au lieu de lire...
Enfin qui vivra, verra !
Besoin d'encouragements donc n'hésitez pas à me mettre des commentaires. Je mettrai autant que possible des photos et des news sur l'avancement dans ce challenge, ici, sur Facebook, sur Twitter, sur Instagram.
Lancement, ce soir à 19 h !!!
mardi 11 février 2014
La vie insolite de nos ancêtres de Julien Arbois
Le livre :
La vie insolite de nos ancêtres , histoires et anecdotes de la vie quotidienne de Julien Arbois aux éditions City, 287 pages, 13€.
Pourquoi cette lecture :
Ce livre est un cadeau d'un ami proche qui connait mes goûts et qui se casse toujours la tête pour me dénicher des livres que je n'ai pas encore (pas si facile).
Le pitch :
Savez-vous que les gens n'avaient pas de noms de famille au Moyen Age ? Que l'on trouvait des prostituées dans les cimetières ? Que la pomme de terre était considérée comme la plante du diable ? Que l'arracheur de dents avait toujours une troupe de musiciens pour étouffer les cris de douleur ? Que jusqu'à la Révolution, on utilisait aussi le sel en suppositoire ? Et pourquoi comprimait-on dans des bandages le visage des enfants à la naissance ? Autant de faits authentiques qui nous semblent souvent étranges, presque incroyables.
Depuis le Moyen Age jusqu'au début du vingtième siècle, ce livre raconte l'étonnante vie quotidienne de nos aïeux. Un voyage insolite et amusant à travers l'histoire et les coutumes propres à chaque époque, souvent loin, très loin, des clichés et des idées reçues...
Ce que j'en pense :
J'aime l'Histoire et les histoires. Cette lecture a tout pour me plaire.
L'auteur est un historien, c'est aussi un très bon point. Il est donc un minimum compétant en théorie.
Approche thématique et organisée, vulgarisation, mais aussi soucis de vérité, cela me plait bien aussi sur le papier, mais dans la pratique ?
Chaque chapitre est court, bien structuré et rangé dans sa catégorie. Oui même si c'est un ouvrage qui éveille votre curiosité, il est bien conçu. Je trouve cela primordial afin que l'on puisse à notre tour mémoriser ce que l'on vient de lire, d'apprendre. Une lecture qui nous rend moins bête après qu'avant, c'est ce que j'aime également car je pense que l'on peut apprendre à chaque instant de sa vie et même en se divertissant. On retient d'ailleurs bien plus facilement ce qui est drôle que ce qui est fort ennuyeux.
On comprend le pourquoi du comment de manière fluide avec l'essentiel des connaissances à avoir tant sur le plan technique que chronologique. On replace donc chaque élément dans son jus, dans son contexte d'origine. Autre critère essentiel à mes yeux et qui est parfaitement en adéquation avec l'approche que doit avoir un historien qui se respecte.
C'est un livre que l'on lit par étape, par petits bouts. Je pense que sinon on pourrait s'en lasser. On y vient, revient avec plaisir sinon.
A conseiller pour les petits curieux, les friands de culture sans avoir l'air de trop y toucher.
Et s'il fallait mettre une note : 13 / 20
jeudi 30 janvier 2014
Fauchée comme les blés de Petite Soeur
Le livre :
Fauchée comme les blés de petite sœur aux éditions La Planète des Couleurs, 98 pages, 2 € 00.
Version PDF
Pourquoi cette lecture :
Je suis en partenariat avec cette maison d'édition (La Planete des Couleurs) qui offre toujours des titres assez différents de ce que l'on trouve de manière plus traditionnelle dans les catalogues ou en librairie. Se démarquer, c'est bien, mais avec qualité, c'est encore mieux. Pour l'instant, j'ai toujours été satisfaite de mes lectures.
Le pitch :
Un salaire pour un papa, une maman, deux enfants et quelques animaux domestiques, c'est souvent trop juste. Ceci dit avec un peu de méthode et de l'imagination, cela reste jouable.
Voilà comment...
Ce que j'en pense :
Pour des raisons personnelles et par choix, je suis dans la même situation que l'auteur. Je sais donc très bien que c'est juste de faire vivre toute une famille avec un seul salaire.
On doit faire des choix, mais on peut vivre correctement si on n'est pas exigent dans tous les domaines.
J'ai lu avec attention ce recueil de trucs et astuces pour ne plus finir dans le rouge chaque mois car on peut toujours apprendre de nouvelles ficelles pour gérer au mieux ses finances familiales. Je me débrouille plutôt pas trop mal, mais il y a parfois encore des accidents budgétaires.
Beaucoup des astuces lues ici m'étaient familières. Je ne suis donc pas la seule à faire ainsi pour ce qui de la maison.
Pour la partie jardin, rien de bien nouveau non plus, on fait de même ou presque parce que nous pour le moment on est hélas loin de notre verger, potager et vigne... Mais un jour on pourra vivre juste à côté !!!!
J'ai beaucoup apprécié la partie cuisine. Là encore, j'ai beaucoup de recettes similaires en stock, mais j'ai trouvé des petites variantes que je testerai à l'occasion. Et puis, comme je ne me suis pas encore lancée dans la confection de bocaux, j'ai lu encore plus attentivement ce passage et les recettes.
En résumé, voilà un ouvrage vite lu, mais rempli de bon sens.
Pas assez de "nouveautés" pour moi, mais c'est parce que je pratique déjà des techniques très proches de celles de l'auteur. Un livre qui démontré que même avec peu, on eut en faire des choses ! On en ressort grandi et plus riche de l'essentiel car le superflu ici n'a pas vraiment sa place...
Et s'il fallait mettre une note : 12 / 20
Libellés :
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Ebook,
Livre pratique,
Partenariat
mercredi 22 janvier 2014
Diam's autobiographie de Mélanie Geogides
Le livre :
Diam's autobiographie de Mélanie Geogides aux éditions Points, 322 pages, 7€20.
Pourquoi cette lecture :
Je n'aime pas le rap, je ne l'ai jamais vraiment aimé à quelques exceptions près, celles qui confirment la règle donc.
Je n'ai jamais été fan de Diam's.
Pourquoi donc lire cette autobiographie ? Juste parce que cette jeune femme m'a intrigué. L'arrêt de sa carrière, sa convention à l'Islam, son port du voile, tout ceci à fait couler beaucoup d'encre. On a tout entendu. Elle a répondu lors d'une interview et cela touchée. J'ai vu alors une jeune femme. Pas une star, pas une fanatique, juste une jeune femme apaisée et plutôt bien dans sa nouvelle vie. J'ai eu ensuite envie de connaître plus son parcours.
Le pitch :
Pour la première fois depuis 2009, Mélanie Georgiades, alias Diam's, sort de son silence. Dans une autobiographie sincère et émouvante, elle se livre sur sa carrière et ses choix de vie. Sans tabous, l'étoile du rap français raconte son enfance, la gloire, les larmes derrière les paillettes, sa solitude, son engagement humanitaire en Afrique, sa découverte de l'Islam, et sa renaissance.
Ce que j'en ai pensé :
Pour assouvir ma curiosité, j'ai attendu la version poche de cette autobiographie. De toute manière, je ne manque jamais de lecture, mais plutôt de temps donc je ne me presse que rarement pour acheter un ouvrage sauf pour quelques exceptions.
Je ne le regrette pas et cela n'a pas nuit à ma lecture.
Cette biographie est écrit simplement, presque sobrement.
Mélanie est encore très jeune, mais en quelques années seulement, elle en a vécu des choses, des événements, des expériences fortes, souvent agréables au départ, mais plus dure fut la prise de conscience.
Même à notre niveau, son expérience personnelle peut s'avérer utile. On court toutes et tous après des rêves, des chimères le plus souvent. On nous met beaucoup de poudre aux yeux et on se laisse berner.
J'ai découvert ses textes (les paroles de ses chansons). N'écoutant pas de rap et n'ayant que quelques vagues souvenirs de ses tubes que je zappais le plus souvent, ce fut un véritable plus de les avoir retranscrits là. Ils éclairent aussi de leur lumière le parcours de cette jeune femme.
Son succès ne devait rien au hasard, mais à un travail acharné jusqu'à l'épuisement ultime proche du geste de trop. Mais à force de voler très haut dans le star système, elle a fait comme Icare et elle s'est brûlée les ailes. La chute n'en fut que plus rude.
Heureusement, Mélanie a su trouver une nouvelle source de vie, la vie, la vraie. Mais ce ne fut pas sans mal. L'existence est un combat et avant d'y voir un long fleuve tranquille, il a fallut chercher la voie.
Elle s'est tournée vers la religion. On pourrait penser que c'est bien soudain, mais en réalité il n'en n'est rien. Mélanie était attirée depuis longtemps. Depuis toujours en fait.
On comprend donc que tout ce foin fait autour d'elle, de son retrait de la scène, de la vie publique est plus une incompréhension, un dialogue de sourds, des peurs latentes qu'autre chose. Cela a fait le buzz et c'est bon aussi pour la presse à scandales. On ne sort plus de ces balivernes et de la poudre aux yeux qu'on nous jette par poignées pour nous faire oublier l'essentiel. En ce sens, c'est Mélanie qui nous remet sur le droit chemin. À nous de trouver notre recette pour vivre enfin pleinement et réellement. Mais le retour vers des valeurs simples, universelles et éloignées de ce monde factice consumériste, ça me parle.
Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20
Diam's : "Mon voile a choqué, pas ma conversion" par Europe1fr
vendredi 10 janvier 2014
Etienne regrette d'Antoine Sénanque
Le livre :
Étienne regrette d'Antoine Senanque aux éditions Grasset, 234 pages, 18€.
Pourquoi cette lecture :
C'est directement par mail que j'ai été sollicitée pour ce titre. On m'a présenté l'auteur, sa biographie, sa bibliographie et ses prix littéraires. On m'a aussi évidemment donné envie d'en savoir plus sur ce titre qui fait parti de la seconde vague de la rentrée littéraire 2013 ( celle qui se déroule en janvier 2014 donc).
Je connaissais de nom Antoine Senanque, mais pas encore son écriture. Une occasion de découvrir le tout.
Le pitch :
"Fusain est un con" : ce graffiti creusé à la surface du bureau d'Etienne Fusain, professeur de philosophie en terminale au Lycée Saint Anselme à Saint Denis, va bouleverser la vie routinière d'un homme gris qui avait renoncé à ses espérances. Etienne Fusain quitte tout le monde. Son lycée, sa maison, sa femme, sa fille et sa mélancolie. Il retrouve son ami d'enfance, Denis Larbeau, médecin légiste à Creil, son contraire : un amoureux de la vie, de l'alcool, des femmes, qui va faire renaître leur complicité ancienne et le conduire vers sa renaissance.
Le médecin légiste traitera la désespérance de Fusain à sa manière, par l'immoralité, l'excès, la mise à distance et les dissections hospitalières, en alchimiste réjouissant capable de rendre gaies les situations les plus sinistres. Il offrira à Fusain la preuve d'amitié la plus précieuse, la clé de son jardin secret : une rencontre avec son amour d'enfance, Lily, maîtresse cachée et bientôt partagée.
Le trio amoureux traverse la France, vole la chaise de Van Gogh à Auvers-sur-Oise, se perd, se retrouve, se révèle. Le mystère de la vie de Lily entraîne les deux amis sur la pente dangereuse de l'illégalité, lorsqu'il leur faut affranchir leur amour de son maître tyrannique et menaçant.
Ce que j'en pense :
Voilà une histoire qui débute de manière assez banale : un professeur de philosophie, un graffiti, une insulte envers lui. Pas quoi casser trois pattes à un canard. Cependant, c'est ce petit rien qui déclenche le reste. Comme quoi, il en faut peu.
Si je suis pinailleuse sur certains détails, c'est que ma lecture se veut approfondie. Par exemple, Condillac le proviseur ne peut pas être en poste depuis 15 ans. C'est 9 ans maximum sauf parfois en fin de carrière avec une ou deux années de plus possible histoire d'aller au bout.
Autre détails, les phares jaunes ne sont plus si nombreux sur nos routes. On en croise encore, mais de loin en loin...
Et les cheveux ne poussent plus quand nous sommes morts. C'est une bêtise d'autant plus grande que de mettre cette affirmation dans la bouche d'un médecin, même (ou surtout) légiste. Car c'est encore l’une de ces légendes modernes ! Une rumeur qui a su se faire accepter comme un fait, la même persiste à propos des ongles… Pourtant, ni l’une ni l’autre ne sont vraies. Il faut bien comprendre que les follicules ont besoin d’être approvisionnés par le sang pour produire des cheveux. Et dès que celui-ci s’arrête de circuler, la pousse des cheveux et des poils s’arrête net. Même chose pour les ongles. Ce qui est vrai en revanche, c’est qu’après la mort, le corps commence à perdre de l’eau. Il se déshydrate. Résultat, la peau se rétracte. Au premier coup d’oeil, on a l’impression que poils, cheveux et ongles se mettent à pousser. Mais c’est seulement la peau qui s’est déshydratée.
Étienne est un personnage qui m'a fait passer par beaucoup de sentiments à son égart. Il est agaçant, stressant, gavant, touchant, énervant, antipathique, attachant... Peut-être un peu plus de négatif que de positif, mais en réalité c'était un peu plus equlibré.
Larbeau son ami m'a paru plus vivant bien qu'il travaille avec les morts. Il est étrange, mais à peine plus que cela. Sa façon de voir les choses est rationnelle, enfin presque. Il détonne sans trop se faire remarquer. Il est hétéroclite comme son intérieur.
En fait, ce roman est truffé de personnages. Souvent secondaires, mais non sans valeurs. Ils sont tous particuliers. On les croisent plus ou moins sommairement, cependant ils marquent nos esprits.
Le style d'Antoine Sénanque n'est pas complexe, mais sa lecture requiert un minimum d'attention, d'adaptation à son rythme. Chaque auteur écrit comme sur une partition. Il faut juste lire les mots, les phrases avec le bon tempo.
Pour le reste, une fois qu'on est bien installé dans le récit, tout va de soit. L'histoire n'est pas palpitante, ce n'est pas ce genre de lecture. C'est plus une ballade tranquille sur un rythme modéré, mais qui mine de rien nous en fait découvrir des choses...
Et s'il fallait mettre une note : 13 / 20
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