lundi 17 septembre 2012

L'Embellie de Audur Ava Olafsdottir


Lecture rentrée littéraire 2012 


Le livre : 

L'Embellie de Audur ava Olafsdottir aux édition Zulma, 395 pages, 22 € 00.


Pourquoi cette lecture : 

Elle s'est faite (en août 2012) lors d'une opération lancée par les librairies Décitre et la communauté Entrée Livre : lecteurs VIP pour la rentrée littéraire 2012.


Le pitch : 

C’est la belle histoire d’une femme libre et d’un enfant prêté, le temps d’une équipée hivernale autour de l’Islande par la route côtière. En ce  ténébreux mois de novembre islandais, exceptionnellement doux au point de noyer l’île sous les pluies et les crues, la narratrice, qui ne cesse de se tourner elle-même en dérision, voit son mari la quitter sans préavis et sa meilleure amie, Audur, lui demander de s’occuper, pour au moins une saison, de son fils de cinq ans. Pourtant la chance sourit à l’amie d’Audur : elle gagne un chalet d’été et une petite fortune au loto. 
À la suite de sa rupture, elle aurait préféré accomplir un voyage consolateur à l’étranger mais, bonne nature, elle est incapable de refuser quoi que ce soit à qui que ce soit, hommes ou femmes. Elle partira tout de même, pour un tour de son île noire, avec Tumi, le fils d’Audur, étrange petit bonhomme, presque sourd, mutique, et avec de grosses loupes en guise de lunettes. Roman d’initiation s’il en fût, l’Embellie ne cesse de nous enchanter par cette relation de plus en plus cocasse, attentive, émouvante entre la voyageuse et son minuscule passager. 
Ainsi que par sa façon incroyablement libre et allègre – on pourrait dire amoureuse – de prendre les fugaces, burlesques et parfois dramatiques péripéties de la vie, sur fond de blessure originelle. Et l’on se glisse dans l’Embellie avec une sorte d’exultation complice qui ne nous quitte plus, longtemps après en avoir achevé la lecture. Il y a chez la grande romancière islandaise – dont on garde en mémoire le merveilleux Rosa candida – un tel emportement rieur, une telle drôlerie des situations comme des pensées qui s’y attachent, que l’on cède volontiers à son humour fantasque, d’une justesse décapante mais sans cruauté, terriblement magnanime. 
Vrai bain de jouvence littéraire, ses romans ressemblent à la vie.


Ce que j'en ai pensé : 

C'est l'histoire d'une rencontre pour le moins improbable et parsemée d'autres rencontres qui nous font découvrir l'Islande. 
C'est tendre et drôle. On rit, mais on est ému également. Bref, on ne reste pas simplement spectateur de ce récit bien vivant. 
D'ailleurs un tel livre, cela s'offre, se prête, se recommande, bref circule car c'est un hommage à la vie dans tout ce qu'elle peut avoir de tristoune, mais aussi de très beau. 
Il y a de la poésie et de belles leçons de philosophie à apprendre ici, dans ce petit pavé de papier… 

C'est fort bien écrit (et traduit). Cela se lit tout seul. 

J'ai adoré l'annexe à la fin du bouquin car les recettes de cuisine et le tricot, c'est mon dada ! 
Une lecture agréable jusqu'au bout ! 


Et s'il fallait mettre une note : 16 / 20 

2 commentaires:

Estelle Calim a dit…

Il me fait bien envie celui-là :)
J'avais reçu les Immortelles pour les lecteurs VIP, ce qui n'est pas vraiment dans la même veine :D

Emeralda a dit…

Je te le recommande, il est très bien.
Et non pas vraiment dans la même veine comme tu dis...

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