vendredi 14 septembre 2012

Le poivre d'Olivier Bouillère


Lecture rentrée littéraire 2012



Le livre : 

Le poivre d'Olivier Boullière aux éditions P.O.L, 310 pages, 18 €.



Pourquoi cette lecture : 

Elle s'est faite (en août 2012) lors d'une opération lancée par les librairies Décitre et la communauté Entrée Livre : lecteurs VIP pour la rentrée littéraire 2012.


Le pitch : 

Lorraine se souvient de la Reine Visage en 1965. C'était presque l'enfance et elle avait l'impression d'avoir déjà tant vécu. Beaucoup plus que maintenant.  Serait-elle capable de jouer et de chanter à nouveau ? Ce n'est pas du tout la même chose d'avoir vingt-cinq ans. A vingt-cinq ans elle croyait aux choses, elle était attachée à ce qu'elle allait devenir ou accomplir. Maintenant ça n'aurait plus de sens. 
Quelque chose est usé dans l'importance même du monde. Pourtant il va bien falloir.


Ce que j'en ai pensé : 

Le poivre, c'est pour donner du goût à un plat, en révéler la saveur, en exhausser la puissance en bouge et là, on n'est pas vraiment dans le domaine culinaire, mais un ouvrage qui nous parle du retour sur le devant de la scène d'une ancienne star. Cela m'a fait penser à toutes ces célébrités des années 70-80, voir même 90 qui font des tournées partout en France et surfent sur la nostalgie du public. Je ne dénigre pas leur talent, je pense juste que l'on ne peut pas vivre éternellement dans le passé et q'il faut nécessairement aller de l'avant ensuite. 

Le temps passe pour tout le monde et on ne peut pas être éternellement jeune. Pour certaines personnes, cette fuite en avant est plus difficile que pour d'autres. L'image que renvoit le miroir se veut cruelle et ne correspond pas à ce que l'on a gardé en tête, à ce que désir aussi le public. On peut déprimer pour moins que cela quand la pression de la scène, de la représentions est trop forte, mais pas que. 
La preuve Lorraine n'est pas la seule dans le spleen. 

A un moment donné, il y a comme une cassure dans la lecture et l'intrigue qui se déroulait assez logiquement s'en ressent. Il y a aussi le vocabulaire plus cru pour décrire des scènes de sexe dont on ne sait pas trop ce qu'elles font là. Du sexe pour oublier ? Pour s'oublier ? Peut-être… 

J'avoue aussi que je ne suis pas vraiment fan du style d'écriture de l'auteur. Je l'ai trouvé maladroit le plus souvent, manquant de fluidité ou de finesse pour faire passer les émotions. 
Dommage… 


Et s'il fallait mettre une note : 9 / 10 

2 commentaires:

Estelle Calim a dit…

Tu lui mets quand même une super note, j'ai été plus sévère que toi ;)
C'est dommage, comme tu dis, parce que l'histoire de Lorraine seule me plaisait bien. Tant pis.

Emeralda a dit…

Je ne suis pas si sévère que cela en général car même si je n'apprécie guère la lecture que j'ai faite, je pense toujours que d'autres lecteurs eux trouveront leur bonheur dans ces textes que je n'ai pas su apprivoiser ou qui n'ont pas pu m'emprisonner dans leurs univers...

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