vendredi 3 février 2012

Moon Walk par Michael Jackson



 Le livre :

Moonwalk de Michael Jackson, chez Michel Lafon, 21 € 95, 304 pages.



Pourquoi cette lecture :



J'ai  été attristée d'apprendre la disparition du KING of The Pop, le 25 juin 2009, car même si je n'étais plus aussi fan que dans ma prime jeunesse, il restait le seul et unique King. Michael Jacskon était une légende vivante, son décès n'a fait que renforcer le mythe.
En tant que bonne historienne, j'aime me pencher le plus possible sur des sources originales, au plus près de la vérité, d'une partie de celle-ci tout au moins. Les ouvrages publiés depuis la mort de la star ne se comptent plus, mais une seule autobiographie est disponible. C'est elle que j'ai choisi car qui est mieux placé pour parler de Michael Jackson que lui-même ?



Voici ce que l'on peut lire en quatrième couverture et qui m'a fait craquer :

MICHAEL JACKSON PAR LUI-MÊME.
C’EST SA SEULE AUTOBIOGRAPHIE, ET TOUT Y EST DÉJÀ…

Son enfance à la fois douloureuse et pleine de gaieté, le succès fulgurant, ses maîtres – en particulier James Brown –, ses amis – Quincy Jones, Fred Astaire, Marlon Brando, Katharine Hepburn et Diana Ross, qu’il aima tant… Il nous livre les secrets de son inspiration, son perfectionnisme, son besoin de tout contrôler, sa peur des foules en délire. Il réfute certaines folles rumeurs qui ont couru sur lui, et réaffirme sa fidélité à l’enfance – son public préféré – sans la moindre ambiguïté. Il devinait les pièges de la célébrité, il disait qu’il se sentait vieux, il avait commencé si tôt… On a l’impression, en le lisant, qu’une menace, déjà, planait sur lui à l’époque. Comme si Michael Jackson, entre les lignes, connaissait déjà son destin.

MOONWALK : UN VOYAGE INOUBLIABLE DANS LE CŒUR ET L’ÂME
D’UN GÉNIE FOUDROYÉ.


 Et après la lecture complète de l'ouvrage, voici ce que j'ai pu en penser :


C'est un livre unique en son genre, en tout cas pour Michael Jackson car c'est bien la seule et unique autobiographie qu'il ait jamais écrite (Et si je faisais de l'humour noir mal inspiré, je dirais que maintenant, il ne pourra plus le faire. Ok, je sors !).
Et à moins que les héritiers ne retrouvent des fragments de manuscrits, de journal intime ou de notes ici ou là, comme pour Marilyn Monroe, je pense que l'on est tranquille. Enfin, pour faire de l'argent, certains sont quand même capable de tout.
Il existe bien aussi un recueil de poèmes (Dancing the dream) signé de la main de Michael, mais ce n'est nullement alors une autobiographie, même s'il y a mis beaucoup de lui dans ses écrits.

Parue en 1988, cette autobiographie ne concerne donc pas les années les plus sulfureuses de la star, celles des attaques, des procès, de ses mariages, de sa paternité… Mais on y apprend énormément de chose quand même. Elle ne comporte pas l'intégralité du parcours de la star, il manque presque plus 20 ans au récit, mais cela donne déjà un bel aperçu.
Et ce que l'on a déjà est tout simplement énorme !

On découvre ses débuts dans la musique, tout d'abord en tant qu'amateur, puis ensuite comme professionnel, en groupe avec ses frères, puis en solo.
Il nous fait part de ses souvenirs et ceux-ci peuvent être aussi bien anodins qu'au contraire très importants pour la suite de sa carrière. Il reste pudique, mais lève le voile sur bien des aspects de sa vie familiale, de ses relations avec les divers membres qui la compose.
Il ne règle pas ses comptes, il se confie à nous, il évoque ses souvenirs d'enfant star, puis de jeune adulte qui a dû se faire sa place dans le monde impitoyable du show business. Et oui déjà !

On comprend mieux sa façon d'être, le plus souvent perçue comme étrange (c'est le moins que l'on puisse dire).
Sa personnalité hors du commun a été modelée au fil de ses rencontres. On le sait, il adorait Diana Ross et il allait même presque plus loin dans ses propos : "Comment croire qu'une grande star comme Diana ait pu prendre la peine et le temps d'enseigner la peinture à un gamin, et de l'initier à l'Art ? Je l'ai toujours aimée à cause de cela et je l'aime encore. Je suis fou d'elle. elle a été ma mère, mon amante et ma soeur en même temps, c'est une femme étonnante."


Il nous parlera aussi de sa façon de travailler, du sens véritable de certaines chansons, de ses choix pas toujours bons (mais qu'il assume), de ses déceptions qui l'ont terriblement blessés. Il parlera du douloureux passage de l'enfance à l'adolescence.
"Mon physique a commencé à changer vers l'âge de quatorze ans. J'ai commencé à grandir. Les gens qui ne me connaissaient pas, avant de me rencontrer, s'attendaient à trouver un mignon petit Michael Jackson quand ils entraient dans une pièce et ils passaient à côté de moi sans me voir. Je disais : "C'est moi, Michael".
Et oui, même le King of the Pop a connu des problèmes d'acné. Cela l'a fortement marqué. Il faut dire que c'est déjà une période pas simple pour le commun des mortels alors pour un jeune homme qui est sans cesse exposé, c'est sans aucun doute encore pire.



Michael Jackson dresse un portrait de lui qui peut étonner (Si, si, je vous assure). Certains aspects m'ont surprise et pourraient bien clouer le bec à certains de ses détracteurs (Et toc !).
Prude Michael Jackson ? Cela reste à voir car justement, il en a vu des choses qui n'était pas de son âge et il s'est comporté comme n'importe quel gamin entouré de ses frères, c'est à dire pas toujours parfaitement…
"On en a vu de toutes les couleurs pendant cette période. Dans une boîte, je me souviens qu'il y avait un trou entre la cloison de la loge des musiciens et les toilettes des femmes. On pouvait mater à travers une fente et je dois avouer que j'ai vu des trucs inoubliables. Les types dans ce milieu sont tellement allumés qu'ils passent leur temps à percer des trous dans les toilettes des femmes. Et nous, on ne valait pas plus cher parce que c'était à qui aurait le droit de regarder par le trou, entre mes frères et moi, et on se bagarrait tout le temps :
"Aller, pousse toi de là, c'est mon tour !"."
Et que penser de ce passage ?
"Quand nous étions en tournée avec les Jackson Five, je partageais toujours la chambre de Jermaine. Nous aimions les mêmes choses. Comme Jermaine était aussi le plus coureur de tous, on eu du bon temps avec les filles."

Michael nous apparait presque tout à fait normal. Oui, c'est une star, oui, il est unique, mais en fait, il a des problèmes presque comme tout le monde. Ses relations avec les autres ne sont pas facilitées par sa notoriété ou par la presse. Sa timidité presque maladive (sauf sur scène) est un handicape de plus.
"Il est parfois difficile pour moi de regarder mes petites amies dans les yeux, même quand je les connais bien. Mes histoires d'amour n'ont jamais eu le dénouement que je cherchais. il y toujours un obstacle qui m'a empêché d'être heureux avec les filles que j'ai aimées. Ce que je partage avec des millions de gens n'est peut-être pas ce que je peux partager avec une seule fille. Beaucoup de filles veulent savoir qui je suis, pourquoi je vis comme je vis, pourquoi je fais telle ou telle chose, et elles essaient de savoir ce qui se passe dans ma tête. Elles veulent me sauver de ma solitude, mais elles le font de telle manière que j'ai l'impression qu'elles veulent partager ma solitude, ce que je ne souhaite à personne au monde, parce que je crois que je suis la personne la plus seule sur la Terre."


En six gros chapitre, on fait le tour (ou presque) de sa personnalité, de sa vie et notre vision de l'homme est changée. En tout cas, je l'ai perçu différemment.
Il est assurément plus humain, plus accessible, même s'il restait un être à part. On ne devient pas The King of The Pop sans casse hélas.
L'autre plus de cet ouvrage, ce sont les nombreuses photos issues d'albums privés, rares donc et peu connues. Cela donne plus de poids encore au récit de cette vie qui n'était pas celle de n'importe quel gamin.



Et s'il fallait mettre une note :  17 / 20


Les bonus :


La video de presentation du film "This is it" ou ce qu'aurait été les concerts si… :

22 commentaires:

Liyah a dit…

Oh la la lalalallalallalal ! Je m'emballe vite quand on parle de MJ ! Tu me tente tu me tente ! De toute façon, rien qu'avec ton titre j'étais conquise ! Euh, je précise qu'il est d'office dans ma LAL ?!

Emeralda a dit…

Tu le regretteras pas, c'est juste un petit bijou !!!

oniisan a dit…

Bonjour,
j'ai lu, une fois, votre critique de l'autobio,
et j'aimerais partager mes réactions avec vous, avant-tout.

oniisan a dit…

"(Et si je faisais de l'humour noir mal inspiré, je dirais que maintenant, il ne pourra plus le faire. Ok, je sors !). "
Sincérement, je ne partage pas votre sens de l'humour... En tout cas, concernant cette blague ou pseudo-blague.

oniisan a dit…

"Et à moins que les héritiers ne retrouvent des fragments de manuscrits, de journal intime ou de notes ici ou là, comme pour Marilyn Monroe, je pense que l'on est tranquille. Enfin, pour faire de l'argent, certains sont quand même capable de tout."
Si de tels manuscrits étaient retrouvés, j'espère que tout sera fait pour empêcher leur publication, j'explique, de peur de devoir enfoncer une porte ouverte, comme le dit l'expression, je pense qu'il faut néanmoins mettre les points les "i", comme le dit une autre expression : je ne veux pas paraître redondant ou ridicule mais un journal intime, comme son nom l'indique est ... Personnel. Privé, par définition. Si un tel écrit, était rendu publique, ce ne serait pas juste et appoprié de le lire. Bon, c'est la droiture qui me fait pencher vers cet avis mais je dois quand même reconnaître qu'il y a une tension car il y a cette curiosité qui frôle le malsain ou l'intrusivité / l'indiscrétion (l'envie d'apprendre plus et mieux, ou de manière fiable ce qu'il en est) mais de l'autre côté, mais je peux dire que de cette bataille, je peux d'ores et déjà parier sur la victoire de ce respect (si vous pouvez la question le respect de quoi et bien je vous réponds sincèrement et clairement qu'il s'agit du respect de la vie privée, de l'intimité de la personne). J'ai failli "tant mieux" si cet écrit existait et était rendu public mais en fait non, ce ne serait pas "tant mieux", tss, "c'est vraiment nul", "ce n'est pas ce qu'il convient de faire". De la même manière qu'il est tout aussi pour le moins déplacé de voir que d'autres écrits (rédactions) bel et bien existant(e)s ceux(/ celles)-ci sont publié(e)s à titre posthume : c'est justement fait de manière posthume parce qu'il n'y a pas eu consentement de l'auteur-e et donc, le problème, il est là le problème : nous avons accès à des éléments auxquels nous ne devrions pas avoiur accès, il faut savoir rester à sa place.

oniisan a dit…

La personne, de son vivant est en droit de choisir si oui ou non elle va parler de tel sujet et si elle ne l'a pas fait quand elle est vivante, je ne vois pas de quel droit le sujet concerné devrait être abordé sous prétexte que la personne susdite est décédée. Ce n'est ni correct, ni honnête, ni respectueux...
Premièrement, c'est dommage pour la personne concernée (en l'occurrence décédée) mais en plus cela amène le tort sur la personne qui outrepasse sa position. C'est (moralement - et pourtant croyez-moi, j'exècre ce mot dans son usage religieux, du moins) condamnable. En fait, voilà, je disais qu'on voit des textes écrits de célèbres auteur-e-s foisonner après la mort de l'auteur-e (Descartes) oui, et bien, même s'il s'agit d'une curiosité intellectuelle (cad peu importe le motif), ça reste condamnable et incorrect et irrespectueux et déplacé...
Il y a une raison pour que ces personnes n'aient pas parlé de tel ou tel sujet de leur vivant... Je l'ai (déjà) dit et peut-être que nous devrions accepter certaines limites au savoir (pris au sens large) au lieu de chercher aveuglément et sans principes(, sans éthique) son extension la plus démesurée. De toute façon, il y a nécessairement des bornes au savoir (pris au sens large encore une fois), chaque jour qui passe, on sait ou on a su (on a appris) davantage qu'au même moment la veille et puis il n'y a pas que ça. Il y a aussi le fait qu'il y a une limite de capacité (le savoir dans la mémoire ne fonctionne pas comme des morceaux de sucre qu'on empile dans une boîte). Et il y a aussi le fait que le savoir étant sans doute (cad sans aucun doute) quasi infini, on ne voit pas comment en ayant des capacités limitées pour X ou Y raison, on arriverait au terme de la connaissance ou du savoir à un moment donné (le savoir est incessant dans le sens où là aussi il y a pléonéxie : plus, mieux ou autre chose) et étant mortel, on ne voit pas comment on pourrait atteindre un pallier ou un point où "ça y est, je sais - je peux mourir cad je n'ai plus rien à apprendre ou à savoir". Cad qu'en d'autres termes je sécrète l'hypothèse que ne plus éprouver le désir de savoir (et donc d'être engoufré-e dans cette pléonexie), c'est renoncer à la vie.
Bon, bref...

oniisan a dit…

Justement, vous citez l'exemple de MM (Marylin Monroe), et bien, parlons-en. Evidemment, vous vous doutez bien que je ne la connais pas empiriquement mais je veux dire que je ne la connais pas (à part de nom, "de visu", via des images)... Bref, j'ai entendu parler (cad c'est approximatif) de la cassette vidéo sexuelle. Je n'ai plus besoin d'aller, CQFD.

"Il existe bien aussi un recueil de poèmes (Dancing the Dream) signé de la main de Michael, mais ce n'est nullement alors une autobiographie, même s'il y a mis beaucoup de lui dans ses écrits."
Je ne suis pas d'accord avec vous : cela relève tout-de-même de l'autobiographie, prise dans un sens large, cad qqc d'écrit par la personne qui est aussi sujet du récit. Ces expressions poétiques (contenues dans le receuil Dancing the dream) sont quand même autobiographiques puisqu'elles sécrètent des fragments de vie, de pensée, d'expérience... Certes, ce n'est pas un récit mais ça reste une expression écrite (on reste quand même dans le champ de la "graphie" et de l'"auto" ou de l'autographie si l'on peut dire... Même si en effet on peut dire que le volet "bio" a été oblitéré. Si en lisant ce recueil, on s'attend à lire "Moi, Machin, j'ai fait telle chose à telle heure et j'ai rencontré telle personne...". Ce n'est pas sous cette forme que le discours se fait, effectivement.

oniisan a dit…

"Parue en 1988, cette autobiographie ne concerne donc pas les années les plus sulfureuses de la star, celles des attaques, des procès, de ses mariages, de sa paternité… Mais on y apprend énormément de chose quand même. Elle ne comporte pas l'intégralité du parcours de la star, il manque presque plus 20 ans au récit, mais cela donne déjà un bel aperçu."
Si "qqc" tel qu'une entité supérieure au genre humain existe, merci à elle de ne pas avoir fait que ce que vous qualifiez "années les + sulfureuses" n'ait pas été évoquées dans ce texte.
En fait, j'en rends grâce plus exactement et plus rationnellement à l'auteur lui-même.
Il est de mon opinion que ce n'est plus intéressant à connaître et deuxièmement on en a déjà assez vu / entendu / lu et ce sans chercher une quelconque rencontre de ce type, par ailleurs, je vous rends attentif.ve à ce caractère non voulu voire fui de la rencontre dont il est question.

oniisan a dit…

De plus, je profite de cette occasion pour également attirer votre attention sur le fait que MJ, que je sache, n'était pas un prophéte de son état ou de son activité, et donc ne peut pas prétendre à une prédiction de l'avenir, pour la simple et bonne raison que nous pouvons, nous autres, non devins, et non extra lucides se soumettre à une lectrure rétrospective mais en aucun cas à une lecture qui va en sens contraire,cad prophétique. Cela montre que lui non plus, à gros traits, à 28 ou 30 ans, cad au moment de la rédaction de cet écrit ne pouvait, en aucun cas savoir quel serait l'avenir. Cela montre que lui non plus n'était ni prophéte, ni devin, ni extra lucide. Il ne faut pas oublier que toute production est contextualisable et en tout cas a émergé dans un contexte précis. En 1988, on ne pouvait savoir de manière précise ou exacte (on peut avoir une idée vague mais on ne pourra certainement pas vous dépeindre un tableau ou une image précise et encore moins exacte du futur - et d'ailleurs je crois savoir que les pouvoirs extra lucides ont quand même certaines limites) comment seraient les années 1990, 2000.

oniisan a dit…

Là, encore une fois, pour les 20 ans qui sont victimes d'analepse, je pense que s'ils ne sont pas rendus publics c'est certainement parce que l'auteur avait une bonne raison, ou, à défaut une raison qui lui semblait suffisante pour ne pas le faire. Comme tout-e autre individu-e, il a lui aussi le droit d'avoir une vie privé ou un jardin secret ou qqc (un espace soit réel soit virtuel) qui ne soit qu'à lui... Je ne pense pas que cela vous retire qqc. Vous avez peut-être des difficultés à l'admettre mais il en est ainsi.

oniisan a dit…

"On comprend mieux sa façon d'être, le plus souvent perçue comme étrange (c'est le moins que l'on puisse dire)."
J'aimerais profiter de la perche que vous venez de me tendre pour vous rendre sensible à plusieurs faits :
1. Peut-être un paradoxe se larve dans ce que vous venez de dire : Si une personne juge une autre personne étrange, il y a fort à parier que la 1ière qui a jugé de la sorte la 2nde ne prenne pas, de toute façon, le temps de lire l'autobiographie de la 2nde. A moins d'être fétichiste de l'étrangeté. Si on émet un jugement qui véhicule une certaine dépréciation (ou, en tout cas, qui en est affûblé), cela veut dire qu'il n'y a pas d'intérêt, voire d'admiration, même d'affection, et donc, cela semble très peu probable que cette même personne tout d'un coup manifeste un intérêt pour la personne jugée par elle comme étant étrange. On s'intéresse ou on ne s'intéresse pas à tel ou tel sujet, à telle ou telle personne, à tel ou tel objet ou telle ou telle discipline. Il est assez difficile, pour ne pas dire impossible de concevoir un intérêt en même temps qu'un désintérêt (c'est quoi une sorte de demi-intérêt, demi-désintérêt). L'intérêt et le désintérêt semble avoir une relation contrariété. L'un est vrai tandis que l'autre est faux et donc les 2 ne peuvent pas être vrais ensemble mais par contre, ils peuvent être faux ensemble.

oniisan a dit…

2. On peut avoir l'impression que le terme "étrange", il veut tout dire mais en fait il n'y arrive pas (voire il ne dit rien), il semble assez creux ou ide de sens. Et il y a d'autres termes qui font "beaucoup de bruit pour rien". Il semble, en effet faire partie d'un certain arsenal linguistique ou être une partie de l'artillerie lexicale. D'abord, il est polysémique, il peut ou bien signifier une chose qui n'est qqc qui est éloignée d'une 2nde, qui ne s'y rapporte pas, qui est comme extérieure ou autre de la 1ière. Mais il y a aussi la 2nde signification que je vois ici (et il y en certainement bien d'autres), c'est la suivante : l'étrange peut aussi vouloir dire que la chose qualifiée d'étrangeté est inhabituelle, bizarre, inattendue.

oniisan a dit…

Alors, ce qui est commun entre les êtres, au fond et sans vouloir enfoncer une porte ouverte, c'est le fait d'être, c'est tout. Ce qui caractérise l'être, c'est le fait d'exister. Même si l'existence et l'étant ne se confondent pas à strictement parlé. Justement ce qui caractérise le général n'est justement pas ce qui caractérise tel ou tel individu, s'il n'y a pas cette espèce de caractère, de perosnnalité, il n'y aura pas d'individuation. Et qqp, dire façon d'être, c'est déjà un tantinet paradoxal. Il y a une façon d'être, commune à tous les êtres, après, une façon d'être (mi-individuelle, mi-générale) qui est l'être de telle ou telle espèce, et il y a ensuite le fait d'être tel ou tel individu (individualité entière, particularité, singularité, plus rien du tout de général, de commun). On peut percevoir 3 niveaux d'être.

oniisan a dit…

Pour en revenir à l'étrange, j'ai oublié de le dire avant, mais ça me revient maintenant, donc, je le dis maintenant : il ne faut pas perdre de vue non plus que tout jugement ne peut s'abstraire de sa relation entre le jugé et le jugeant, c'est un petit peu comme l'histoire du contexte dont nous avons parlé un petit peu plus haut. Quand il y a jugement, on peut quand même se demander qui / quoi juge, sur quoi ou sur qui est porté / remis le jugement et pourquoi ce jugement est mis / remis / porté? Ca semble évident mais ça ne l'est pas forcément. J'aime beaucoup cette citation de F.Nietzsche qui dit "Il ne faut jamais mépriser l'évidence." / "Never overlook the obvious.". Ca semble évident mais ce qui évident l'est pour les personnes qui sont averties. Les personnes néophytes ne sont justement sensées savoir de quoi on parle, ce qui est sous-entendu, raison suffisante pour laisser le moins de place possible à la marge d'interprétation. Il semble plus raisonnable de s'asurer de bien avoir dit ce qu'on voulait dire et de prendre garde à ne pas sécréter une espèce de discours à double, voire à triple sens. Essayer d'atteindre une clarté, presque limpide, ça semble le plus prometteur en tout cas si l'on veut être compris-e pour ce qu'on voulait dire. Enfin, plus exactement si on veut que le lien intime entre ce qu'on voulait dire et ce qui a été dit soit ténu, il faut justement que ce qui a été dit se révèle être ce qu'on a voulu dire. Après tout, on peut défendre la thèse que le vocable est tellement polysémique qu'il est impossible de dire ce qu'il y a à dire à cause des interprétations laissées par ce qui n'a pas été dit et aussi par ce qui a été dit mais d'un autre côté on peut aussi défendre la thèse que le vocable est assez riche et offre suffisamment voire trop de possibilités d'expression pour que le locuteur ou la locutrice dise ce qu'il.elle aspirait à dire. Après tous les langues (peu importe la langue conçue) ne sont pas une combinaison aléatoire et incontrôlée ou involontaire. Certes, il y a des règles (grammaire, syntaxe...) mais malgré ce "joug" (guillemets = cad s'il y a joug de ces régles) celles-ci assurent une liberté suffisante pour construire un discours plutôt qu'un autre et justement le choix de tel ou tel terme, de telle ou telle construction de phrase plutôt qu'une construction autre (typiquement grammaticale ou autre), c'est justement ce qui fait que ce discours a été prononcé par telle personne et pas par une autre. C'est la question du caractère, de la personnalité, du style, qui, ici, comme nous venons de le voir rejaillit

oniisan a dit…

précisément dans le discours. Qu'est-ce qui détermine / influence le choix, cad que le choix ait été ce qu'il est, c'est peut-être le fait que nous soyons la personne que nous sommes. Le choix compris dans l'opposition radicalement de la contrainte, ça paraît évident mais... Qqp, le choix est synonyme de la liberté. Si Pierre n'avait pas la liberté d'être Pierre et bien, il ne serait pas Pierre. Cad que ce qu'on appelle choix, ici, ça veut dire qu'il n'y a pas d'influence extérieures. Mais qqp, s'il y a une nécessité à ce que l'être soit ce qu'il est (et pas autre chose), et bien, on est ce qu'on est par nécessité et non par choix, c'est un problème. Je ne sais pas si c'est un problème mais ce que je pense savoir c'est que je pense esquissé la solution d'un contournement de cette objection acerbe et rétroflexe : je propose, et cela n'est qu'une hypothèse que l'on peut entendre le choix non pas comme plein exercice de la liberté mais comme étant éclairé, cad que l'on a choisit telle chose parmi tant d'autres pour telle et telle raison, ou tout cas ce qui nous a semblé assez fort pour qu'on choisisse cette alternative et non une autre. Ce pouvoir de délibération qui a mis à jour une décision, il ne provient pas des configurations extérieures. On re tombe, si je puis dire sur le fait que le sujet choisit ce qu'il a choisi parce qu'il a délibéré comme il l'a fait et il a délibéré comme il l'a fait parce qu'il est ce qu'il est. Cette manière de délibéré, c'est justement une manière de délibérer, cad une manière de délibérer parmi tant d'autres. Cad que c'est sa propre délibération, c'est une manière d'agir qui lui soit propre (cad qui n'est pas partagée ou commune). En d'autres termes, un-e autre individu-e aurait délibéré autrement et (donc) aurait choisi autre chose. Je suis navré si cela si cela semble dessiner uen circularité ou si cela semble rétroflexe.

oniisan a dit…

"Prude Michael Jackson ? Cela reste à voir car justement, il en a vu des choses qui n'était pas de son âge et il s'est comporté comme n'importe quel gamin entouré de ses frères, c'est à dire pas toujours parfaitement… "
Je pense que l'on devrait vous soumettre les 2 sens possibles à "pudeur" ou "prude". Je ne suis pas spécialiste de la pudeur mais je puis affirmer qu'il y a une pudeur vis-à-vis des corps des autres ou des actes intimes voire sexuels des autres personnes et il y a aussi, à côté de cela une pudeur vis-ào-vis du corps de la personne qui est prude. Ca ne se manifeste évidemment pas de la même façon.
Ici, il y a sans doute (cad sans aucun doute) l'influence : le fait de suivre le comportement des autres, qui sont autour de nous, et d'ailleurs, on peut le faire de manière totalement involontaire. On sait qu'il y a une espèce de mimétisme aveugle ou inconsciente entre des personnes qui se sont fréquentées pendant une longue période, ce qui par ailleurs renforce le sentiment de complicité.

oniisan a dit…

""On en a vu de toutes les couleurs pendant cette période. Dans une boîte, je me souviens qu'il y avait un trou entre la cloison de la loge des musiciens et les toilettes des femmes. On pouvait mater à travers une fente et je dois avouer que j'ai vu des trucs inoubliables. Les types dans ce milieu sont tellement allumés qu'ils passent leur temps à percer des trous dans les toilettes des femmes. Et nous, on ne valait pas plus cher parce que c'était à qui aurait le droit de regarder par le trou, entre mes frères et moi, et on se bagarrait tout le temps : "
Vous ne parlez pas non plus du fait que l'inoubliable dont vous parlez peut être ou bien "positif" ou bien "négatif". Cad ou bien il désigne un bon souvenir, ou bien il désigne qqc de plutôt cauchemardesque ou traumatisant. Je penche plutôt vers la 2nde hypothèse, à savoir que c'était une expérience plutôt marquante dans le sens traumatisme, dans le sens ça laisse une séquelle. Par ailleurs, à d'autres endroits du livre, il y en a au moins un, il nous confie que lors d'une certaine invitation à passer un moment intime / sexuel, sauf que la personne ayant reçu cette invitation ne l'entendait pas de cette oreille et quand elle est arrivée et qu'elle a pressenti en se basant le comportement de l'autre personne (qui est à l'origine de l'invitation), premièrement, il y a eu de la panique, de la peur, de l'appréhension et ensuite, cette personne qui semble totalement "à côté de la plaque", et dépassée par les événements a tout simplement fui une quelconque concrétisation de la relation, CQFD. Pas besoin de lure entre les lignes, la personne dont il est question est innocente, dans le sens ne songe pas à cette activité (l'activité sexuelle). A d'autres endroits, que vous évoquez ultérieurement, il y a aussi la confession (au sens général je confie qqc), il y a l'histoire du "trou dans le mur" qui sert à des séances de voyeurisme, qui sont faites pour suivre les autres, pour suivre "le mouvement", ce n'est donc pas une spontanéité de la part de MJ et elle est dite "inoubliable", donc, on ne sait pas exactement dans quel sens c'est dit mais on penche plutôt vers le sens "traumatisant", plutôt que dans le sens "c'était bien, c'est un bon souvenir". Il y a aussi le moment de l'intimité des autres qui est concrétisée dans la même pièce que là où MJ dormait / se reposait. Et on sait, car c'est dit que ce comportement provoquait des gênes, des désagréments et là, encore, on est face à une entente et non à une écoute. Dans le sens de l'opposition stricte entre le verbe entendre et le verbe écouter. Nous avons une personne (prude, jeune en âge) qui est mise en relation avec la sexualité sans qu'elle soit demandeuse (on lui fait voir des corps nus voire en train d'avoir une activité sexuelle et on lui fait

oniisan a dit…

entendre des gens en plein ébats). Il faut remettre dans le contexte, encore une fois; il ne s'agit pas, pour ma part, de poser quelque jugement que ce soit sur ce qui s'est passé, je ne fait qu'énoncer les faits et je mets l'accent sur les personnes impliquées et les événements.

"Michael nous apparait presque tout à fait normal."
Donc, en d'autres termes, vous mettez l'emphase sur son anormalité. Puisque vous affirmez de manière redondante la quasi normalité de son comportement. Et vous le qualifiez d'ailleurs d'anormal (presque normal ou pas tout-à-fait normal donc, c'est anormal). A quelle norme faîtes-vous référence au juste? Normal, par rapport à qui, à la communauté humaine entière? Dans ce cas, personne n'est normal alors. Par rapport à quelles normes? Quelles normes sont "en vigueur" quand vous écrivez ce jugement péremptoire?
Mais bien sûr qu'il est normal et anormal à la fois, comme tout à chacun-e, mais je dis la partie "comme tout à chacun-e" pour dire ce qui est dit et non pas pour différencier (entre MJ et les autres). D'ailleurs, le livre ne manque de pointes d'humour car je me sovuiens clairement qu'à un moment donné, il nous confie qu'une personne lui avait posé la question "est-ce que vous allez aux toilettes?". Sa réaction est vraiment déconcertante par son innocence, sa crédulité, sa fraîcheur et sa "banalité". Sa réaction "enfonce une porte ouverte", est-ce que la question laissait d'autres possibilités? Je ne pense pas.

La timidité que vous évoquez et que vous qualifiez de maladive s'explique très facilement par la timidité mais également par l'entourage social de la personne concernée : il s'agissait d'une personne qui n'avait pas confiance en elle car elle était rabrouée, non encouragée, non complimentée, mais au contraire, rabrouée, comme dit plus haut, réprimandée, complexée par les autres (leurs paroles en particulier). Quoi de plus naturel que le fait de développer une timidité excessive (peut-être plutôt que maladive) après ce genre d'événements?

oniisan a dit…

Parenthèse sur la maladie parce que vous semblez oublier qu'il y a un double volet dans celle-ci : premièrement, il y a une personne d'autorité compétence ou jugée comme telle qui va devoir poserla diagnostic qui convient d'après les symptômes mais il y a aussi, et surtout, le deuxième volet que vous semblez totalement oblitérer et qui est le fait de se reconnaître soi-même comme étant malade, le fait de se considérer comme étant atteint-e de telle maladie, quand bien même celle-ci est temporaire ou passagère. Or, ici, certes il y a eu consultation dermatologique mais afin que la personne se sente mieux. Et d'ailleurs, il y a une souffrance qui se fait jour au regard des autres, de la perception que les autres ont de ce "problème" dermatologique. Cad qu'en soi ce "problème" dermatologique n'est justement pas un problème mais qqp, "on" problématise la donnée ou le fait dermatologique dont il est question. De facto, il y a des données, des faits qui n'ont pas toujours été regardées comme des maladies (prenez l'exemple de : l'obésité, la puberté, ménopause / andropause, l'homosexualité, le stress, le vieillissement, la dépression; l'acnée...).

""Il est parfois difficile pour moi de regarder mes petites amies dans les yeux, même quand je les connais bien. Mes histoires d'amour n'ont jamais eu le dénouement que je cherchais. il y toujours un obstacle qui m'a empêché d'être heureux avec les filles que j'ai aimées. Ce que je partage avec des millions de gens n'est peut-être pas ce que je peux partager avec une seule fille. Beaucoup de filles veulent savoir qui je suis, pourquoi je vis comme je vis, pourquoi je fais telle ou telle chose, et elles essaient de savoir ce qui se passe dans ma tête. Elles veulent me sauver de ma solitude, mais elles le font de telle manière que j'ai l'impression qu'elles veulent partager ma solitude, ce que je ne souhaite à personne au monde, parce que je crois que je suis la personne la plus seule sur la Terre.""
Je trouve que c'est l'un des passages les plus éloquents, les plus frappants, les plus choquants, les plus culpabilisants, les plus tristes... Pourquoi je pense ce que je pense? Parce que (je pense que cela explique), que c'est un passage qui dit beaucoup de choses (éloquent), qui interpelle par sa sensibilité, par le dévoilement de la fragilité de l'individu (qui accepte de se mettre à nu, de confesser sa plus grande peur, sa plus grande insatisfaction, son plus grand désarroi, son plus grand démon) [frappant]; pour expliquer les termes

oniisan a dit…

choquant et culpabilisant, et bien, ce passage, court nous met en face de l'indifférence que l'on a eu, et pire encore de la passivité à véritablement sympathiser / empathiser avec la personne qui est en détresse, quand on dit "je me sens seule", on le dit de toute évidence dans un état de détresse. C'est un appel à l'aide et j'ai l'impression que personne l'a entendu, ou presque personne parce que ce sentiment de solitude ne perdurerait pas. Là, on nous délivre un sentiment (qui est personnel) mais d'un autre côté, c'est étrange parce que on peut se ressentir dans ce sentiment qui en fait, à l'origine, n'est pas le nôtre : ce n'est pas sur le mode de l'identification (peut-être un petit peu). Disons qu'il n'y a pas que ça. Bien sûr que quand MJ dit qu'il est seul, ce n'est que lui qui l'expérimente, qui est éprouvé par ce sentiment (et cet amer constat) mais d'un autre côté, c'est un sentiment très commun que celui d'être abandonné-e, isolé-e, incompris-e... D'ailleurs, on vit seul-e, même en couple, même en famille, même avec des ami-e-s : Dans la mesure où quand on sent, il n'y a que la nôtre qui soit affectée par la sensation (et d'ailleurs la sensation, en tant qu'expérience n'est pas reproductible, elle n'est pas partageable, elle est locale, elle est inscrite dans le temps...). C'est la chair de tel-le ou tel-le créature (au sens large du terme) qui est à vif cad pas celle d'une autre créature, c'est la créature sentante qui a senti telle chose par opposition aux autres qui ne l'ont pas senti. Ca transcende l'opposition que tout le monde connaît entre général et particulier. Et d'ailleurs, on parle de chair, à juste titre parce qu'il ne s'agit pas qu'exclusivement de corps mais bel et bien de sensation, cad que ce n'est pas qu'une chose extérieure qui vient affecter un corps; la perception de telle chose nous permet la sensation. On sent non seulement par le corps, mais aussi par l'esprit, c'est évident mais il y a 2 sens au mot sentir ou sensation et par ailleurs, un esprit sans corps ne sentirait pas et la réciproque est vraie aussi car un corps sans esprit ne sentirait pas non plus. Donc, il y a une dimension spirituelle et corporelle à la sensation. Le corps, lui, est affecté dans sa forme, dans sa composition, par la rencontre avec tel ou tel objet, mais l'affection ne s'arrête pas à la rencontre, il y a nécessairement, je dis bien nécessairement ensuite une interprétation (on voit le rouge parce que le cerveau nous dit que c'est rouge), vous ne tirez pas la connaissance de la table qui est une surface dure simplement du fait que le corps a été affecté, vous en déduisez cette donnée parce que "derrière", il y a une interprétation de la sensation corporelle

oniisan a dit…

, donc, il y a sensation corporelle et sensation spirituelle. Donc, le corps et l'esprit sont bel et bien liés. Sentir, c'est penser et penser, c'est sentir. Ca me rappelle du Descartes d'ailleurs qui nous tient le même raisonnement : cogito ergo sum; res cogitans; et ça me fait penser à MGS 2 quand Snale nous dit, à la toute fin que nos perceptions sont ce qu'elles sont car le cerveau nous dit quoi interpréter des choses environnantes. Je reviens à ce que je disais avant ce petit détour, je disais que c'était un passage triste car c'est de toute façon un objectif inatteignable (on perçoit donc le perfectionnisme de MJ). C'est triste parce que moi, sincèrement, ce qui me rend triste, c'est de voir qu'il y a autant de tristesse et d'amertume à vivre parce que ça implique quasiment nécessairement voire nécessairement la déception, la désillusion, le fait d'être blessé-e, le mécontentement... Mais après, évidemment, c'est un sentiment, une sensation temporaire - si ça perdure, y'a du souci à se faire. Ca me désole encore plus quand je sais que c'est MJ qui était dans un état pareil de tristesse et d'insatisfaction parce que je vous confesse que j'aurais aimé faire qqc et mon grand problème c'est de ne pas avoir su quoi faire, et aussi de ne pas avoir pu faire qqc.

"En six gros chapitre, on fait le tour (ou presque) de sa personnalité, de sa vie et notre vision de l'homme est changée. En tout cas, je l'ai perçu différemment."
Peut-être, en tout cas, on s'approche d'un croquis de sa personnalité... Enfin, c'est mon hypothèse / mon opinion.

Emeralda a dit…

Bonjour,

Je suis l'auteur de l'article que vous avez commenté et je vous remercie déjà de l'avoir lu même par hasard.

J'ai bien lu à mon tour toutes vos remarques, votre ressenti.
C'est la première fois que j'ai une telle réaction (de par sa taille et son analyse). Cela vous honore d'avoir pris tout ce temps pour réagir.

Je tenais juste à vous dire que je respecte parfaitement votre ressenti, vos opinions et ce d'autant plus que vous avez pris le temps de le faire avec courtoisie et argumentaire. Après rien ne m'oblige à me ranger complètement à vos côtés.
Je tenais juste à vous préciser que je n'ai analysé dans les moindres détails ce livre. Je l'ai juste lu et écris un avis après lecture. Un avis très personnel qui n'engage que moi-même d'ailleurs car je ne doute pas que chaque lecteur pourra se faire son idée sur le livre.
Vous en conviendrez, il est parfois bien difficile de trouver les mots justes pour retranscrire toutes ses émotions. Peut-être n'ai-je pas trouvé les meilleurs, c'est ainsi fait.

Je n'aime pas la discrimination, même positive car c'est déjà de la discrimination...
On a déjà quelques bases en commun après le débat reste ouvert et je trouve que c'est une excellente chose.

Cordialement

Emeralda

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