lundi 17 juin 2019

Les suppliciées du Rhône de Coline Gatel




Le livre :

Les suppliciées du Rhône de Coline Gatel aux éditions Préludes, 448 pages, 16 € 90.
Publié le 6 février 2019


Pourquoi cette lecture :

Il s’agit d’un partenariat obtenu via l’intermédiaire de Babelio, la communauté de lecteurs.


Le pitch :

Lyon, 1897. Alors que des corps exsangues de jeunes filles sont retrouvés dans la ville, pour la première fois des scientifiques partent à la recherche du coupable, mettant en pratique sur le terrain toutes les avancées acquises en cette fin de XIXe siècle. Autopsies des victimes, profils psychologiques des criminels, voilà ce que le professeur Alexandre Lacassagne veut imposer dans l’enquête avec son équipe, mais sait-il vraiment ce qu’il fait en nommant à sa tête Félicien Perrier, un de ses étudiants aussi brillant qu’intrigant ? Entouré d’Irina, une journaliste pseudo-polonaise, et de Bernard, un carabin cent pour cent janséniste, Félicien
va dénouer, un à un, les fils enchevêtrés de cette affaire au cœur d’un Lyon de notables, d’opiomanes et de faiseuses d’anges. Jusqu’à ce que le criminel se dévoile, surprenant et inattendu, conduisant le jeune médecin au-delà
de ses limites.

LE POLAR HISTORIQUE ÉVÉNEMENT SUR LA NAISSANCE DE LA CRIMINOLOGIE.


Le véritable visage de Lagassagne




Ce que j’en pense :

La ville de Lyon est chère à mon cœur aussi avoir le plaisir de lire un roman policier historique bien documenté qui se déroule dans les rues, traboules et autres entrailles de la ville des gones, je n’hésite pas longtemps. Je mêle ainsi différents plaisirs car l’Histoire est également présente par le biais de l’époque choisie par l’auteur. L’intrigue policière étant juste la cerise sur le gâteau.
Limite c’était presque trop pour un seul titre aussi j’ai eu un instant peur d’être déçue si j’en attendais trop.

Le parallèle avec la célèbre série TV des « Experts » est fait. N’était-ce pas là encore trop marketing ? Trop surfait ?
Pas vraiment. On est vraiment dans cet esprit où la science encore balbutiante, dans bien dans domaines, reste prometteuse. Alors oui, on est très loin des séquençage ADN, des recherches dans les bases de données internationales, des microscopes à balayage électronique, mais la démarche est logique, codifiée, en cours d’élaboration, de sophistication.

On a une belle équipe de jeunes gens, deux garçons et une fille. Chacun vient d’horizons assez différents et traine avec lui des bagages plus ou moins lourds. Leurs différences pourraient les séparer, mais non. Cela pourrait être du coup une force, mais là non plus je réponds par la négative et c’est dommage. Finalement, il y a presque du trop convenu dans cet aspect-là. Pas assez de surprises véritables.

On sent que l’auteur a bien travaillé sa documentation. C’est riche en détails et si on est un peu curieux de nature, on peut aussi aller plus loin.
Les décors sont bien sombres, mais toute la ville était ainsi sauf quelques points bien marqués. La ville des Lumières ? Oui, mais pas encore tout à fait et puis la misère était partout. Elle était pécuniaire, sanitaire.

L’intrigue est intéressante. On s’y perd un peu, mais c’est le jeu non ?
C’est aussi un premier roman qui a certes quelques lacunes. Parfois, à trop vouloir bien faire, on s’égare avec des expressions trop contemporaines, un style légèrement ampoulé, des confusions ou tout au moins un manque de clarté quand il serait salutaire pour le lecteur d’avoir quelques lanternes éclairées.

Une lecture qui reste sympathique et que je ne regrette absolument pas.
L’auteur est en devenir et possède indéniablement le talent pour écrire de prochains romans encore meilleurs. Je serai ravie de continuer à découvrir sa plume.


Et s’il fallait mettre une note : 12 / 20





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