lundi 23 mai 2011

C'est une chose étrange à la fin que le monde de Jean D'Ormesson


Voilà une chronique qui "dormait" dans mon disque dur depuis des lustres...

J'ai beaucoup de chance cette année car je trouve énormément de nouveautés disponibles ou aisément réservables en médiathèque. Il faut avouer que mon réseau est quand même conséquent aussi.
Cette fois, j'ai porté mon dévolu sur le dernier ouvrage de Jean d'Ormesson : "C'est une chose étrange à la fin que le monde".
Un auteur qui me fascine, mais que je n'avais encore jamais lu. Manque de temps, la crainte de ne rien y comprendre, paresse, tous ces prétextes ont été justes au moins une fois !
Mon erreur réparée en partie, voici mes impressions.

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L'auteur : (source evene)

Né d'un père ambassadeur du Front populaire et ami de Léon Blum, Jean d'Ormesson se voit dispenser une éducation privilégiée, dans le respect des valeurs traditionnelles.
Evoluant dans un cadre libéral, il entame un parcours sans entrave. Elève brillant, il accumule très vite les diplômes : agrégé et diplômé d'études supérieures de philosophie, normalien... Cet érudit ne s'arrêtera pas là.
Jean Lefèvre, comte d'Ormesson, embrasse une carrière de haut fonctionnaire devenant président du Conseil international de la philosophie et des sciences humaines à l'Unesco. Il s'essaie également à l'écriture : 'L' Amour est un plaisir', 'Du côté de chez Jean'. Ses oeuvres dénotent insouciance et joie de vivre. Mais c'est en 1971 que débute réellement sa carrière littéraire, avec la parution de 'La Gloire de l'Empire', Grand prix du roman de l'Académie française. Académicien, il ne néglige pas pour autant son statut de directeur au journal Le Figaro. Aspirant à un monde 'traditionnellement moderne', il insuffle à ses écrits un peu de lui et ce n'est pas pour déplaire ! Mais, il ne fait pas que parler de lui-même et transmet à la nouvelle génération des réflexions philosophiques comme 'Le Rapport Gabriel' ou encore 'Presque rien sur presque tout'. En 2003, 'C' était bien' raconte la vie de l'auteur et anticipe même sa mort. Avec 'Une fête en larme' en 2005, il tente l'originalité et, toujours en se mettant en scène, il se met à raconter son roman idéal à un journaliste. Enfin en 2006, il se laisse aller et publie 'La Création du monde', roman d'un nouveau genre pour lui et très attendu par la critique littéraire. En 2007 paraît son nouveau roman 'Odeur du temps' aux éditions Héloïse d'Ormesson, maison dirigée par sa fille. En 2009, il publie coup sur coup deux ouvrages, 'L' Enfant qui attendait un train', un album jeunesse, et 'Saveur du temps', le deuxième tome de ses chroniques au Figaro.

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L'intrigue :

Qu'est-ce que la vie et d'où vient-elle ? Comment fonctionne l'univers? Pourquoi y a-t-il quelque chose au lieu de rien ? Des mathématiciens aux philosophes grecs, à Einstein et à la théorie des quanta, en passant par Newton et Darwin, voilà déjà trois mille ans que les hommes s'efforcent de répondre à ces questions.
L'histoire s'est accélérée depuis trois ou quatre siècles. Nous sommes entrés dans l'âge moderne et postmoderne. La science, la technique, les chiffres ont conquis la planète. Il semble que la raison l'ait emporté. Elle a permis aux hommes de remplacer les dieux à la tête des affaires du monde. Où en sommes-nous aujourd'hui ? Dieu est-il à reléguer au musée des gloires étrangères et des puissances déchues ? La vie a-t-elle un sens ou est-elle une parenthèse entre deux néants? Est-il permis d'espérer quoi que ce soit au-delà de la mort ? Avec les mots les plus simples et les plus clairs, avec une rigueur mêlée de gaieté, Jean d'Ormesson aborde de façon neuve ces problèmes de toujours et raconte au lecteur le roman fabuleux de l'univers et des hommes.

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Ce que j'en pense :

La première chose qui me vient à l'esprit, c'est qu'en lisant ces pages, j'ai eut comme l'impression de sentir sur mon épaule son regard espiègle, plein de sagesse néanmoins et très vivant, pétillant (comme sur la photo en bandeau sur cette édition). J'ai également eu la sensation de l'entendre prononcer à haute voix certains passages un rien sarcastiques, piquant, mais jamais violent. Un peu comme une personne âgée, expérimentée commente les agissements désordonnés de la folle jeunesse.

L'auteur se prend pour Dieu et aussi étrange que cela paraisse, cela ne m'a pas du tout choquée, gênée. Non pas que je sois particulièrement croyante ou que je trouve cette hypothèse trop osée pour être tentée, j'ai aimé imaginer le Tout Puissant avec cette désinvolture.
C'était une incarnation qui coulait de source !

Jean d'Ormesson nous conte là une belle histoire, celle de notre Histoire. On en connait forcément quelques parcelles et il est délicieux d'en (re)découvrir d'autres.
C'est une lecture facile, que l'on peut conseiller même aux adolescents, eux qui peuvent être aussi curieux. Les adultes se laisseront bercer, mais point endormir.

Cet essai est toutefois présenté comme un roman. Il se lit comme tel.
On se pose beaucoup de question, on reçoit quelques réponses. D'ailleurs y en a-t-il vraiment à toutes nos interrogations ?
Goûtons ces mots, ces idées, ces réflexions… Ce sont des cadeaux inestimables à eux seuls !

Ma note finale : 17 / 20

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