lundi 3 août 2009

Dualité divine ------- "Les deux visages de Janus" d'André et Michel Bonnery - livre




L’amour de la lecture m’a poussé à consulter toujours plus de sources afin de trouver des perles rares ou pour découvrir des auteurs que je croise peut-être déjà dans les rayons de mes libraires favoris, mais je dédaigne par ignorance.
C’est ainsi qu’aux détours de mes errances sur la Toile, j’ai pu bénéficier d’un partenariat avec les éditions « Actes Sud » sur l’une de leurs publications : « Les deux visages de Janus » d’André et Michel Bonnery. (isbn : 978 2 7427 7823 2)

Il s’agit d’un roman historique dont je n’avais jamais entendu parler auparavant, même dans les listes d’ouvrages attendus par les lecteurs.
Une totale découverte donc…

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Les auteurs :

André Bonnery, docteur d’Etat, est un spécialiste en histoire de l’Antiquité tardive.
Michel Bonnery est professeur des techniques d’expression et de communication.

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L’intrigue :

Tout commence en mars 680 à Rome. Cette cité née d’une légende a connu des jours meilleurs et sa gloire passée n’est presque plus qu’un lointain souvenir. Cependant, elle attire encore à elle nombre de personnes qui voient en elle une terre sainte, un but, une promesse d’avenir plus doux.

Hélas, Rome se retrouve au cœur de faits bien étranges qui n’annoncent rien de bon et qui parviennent même à troubler l’ordre public. On tremble, les rumeurs se propagent et le danger est sans aucun doute bien plus important qu’il n’y paraît, mais qui y prêtent vraiment attention comme il le faudrait ?

Les faits se déroulent durant une période historique que l’on connaît plus ou moins bien (rarement exploitée en littérature) : l’Antiquité tardive, mais il serait bon d’y voir sans doute des explications plus contemporaines car les troubles, ce n’est pas ce qui nous manque.

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Ce que j’en ai pensé :

Voilà un ouvrage qui bénéficie d’une présentation qui sort un peu de la norme. Son format est celui d’un livre grand format classique, mais se distingue quand même de par sa largeur moindre et plus proche de celle du livre de poche.
J’avoue que cela lui a permit de trouver sans peine une petite place dans ma valise de vacances, son poids restant acceptable.

La couverture est soignée et j’ai apprécié ce choix de couleurs sombres, mais qui fait la part belle à toute la richesse artistique dont Rome peut encore se parer. « Le studio de peinture » (détail – 1650) de Michael Sweerts est indéniablement bon. Il tranche avec la quatrième de couverture qui nous en dévoile assez pour attiser notre appétit de lecture, mais point trop pour nous gâcher la découverte du récit qui va suivre.
Papier de qualité et police de caractère agréable à l’œil, voilà qui complète l’ensemble de manière plus que convenable.

Aucun faux pas en ce qui concerne la forme et la présentation donc de l’ouvrage, passons donc au contenu.

Historienne de formation, je n’ai pas été surprise par la période que les auteurs ont bien voulu nous dépeindre, bien au contraire, je trouve qu’ils ont su la rendre attractive ce qui n’était pas forcément le cas dans mes précis universitaires de l’époque.
Le vocabulaire n’est pas rébarbatif et le lecteur même profane pourra s’y retrouver sans trop de peine car la prose est simple, facile à lire sans être dénaturée pour autant.

Dès le début, j’ai eu envie de déguster cet ouvrage car sans y paraître, il est riche de détails. Je ne m’y suis pas lancée tête baissée, mais j’ai fractionné à loisir ma lecture. Le plaisir que j’ai éprouvé n’en fut certainement que décuplé car alors, j’avais des « épisodes » complets (ou presque) à chacun de mes retours vers l’ouvrage.
Le chapitrage va en ce sens également.

En tant que lecteur, on se laisse porter par les différents évènements, le plus souvent dramatiques, mais pas si éloignés de ce que l’on peut encore lire au fil des pages de nos quotidiens. La nature humaine n’a donc que bien peu changé en fin de compte.
On cherche néanmoins à comprendre pourquoi de tels faits ont lieux. Notre curiosité est piquée et de fort belle manière.
Je regrette juste que parfois, l’on ne sache plus très bien ou tout ceci va nous mener. Tant d’évènements en apparence disparates peuvent jouer en fin de compte les troubles faits eux-aussi.

Les personnages sont bien ancrés dans leur époque, mais il n’est pas si difficile de s’identifier à eux. Au fond, ils sont terriblement contemporains eux aussi. Leurs attentes ne diffèrent guère des nôtres.

Une lecture agréable et pas seulement à l’ombre d’un parasol. Vous pourrez jeter votre dévolu sur cet ouvrage en toute saison, même à la rentrée qui pourtant s’annonce comme toujours très chargée littérairement parlant…

Ma note finale : 15 / 20

1 commentaires:

Virginie a dit…

Moi j'ai eu beaucoup de mal à me mettre dedans, ce n'est que pour la deuxième partie que j'ai réussi à me plonger dedans. Et il y a trop de personnages à mon goûts qui sont mal traités au début et qui font que je ne m'y retrouvais pas

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