vendredi 16 septembre 2016

Vivre végane. Pourquoi devenir végane et comment le mettre en pratique de Gwendoline Yzèbe




Le livre : 

Vivre végane. Pourquoi devenir végane et comment le mettre en pratique de Gwendoline Yzèbe aux éditions Livre de poche, 176 pages, 13 € 90. 
Publié le 15 juin 2016. 



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Le Livre de poche. 



Le pitch : 

Vivre végane, c'est manger, porter et utiliser des produits qui ne sont pas issus de l'exploitation des animaux. C'est une véritable philosophie, un engagement en faveur de la planète, de toutes les espèces animales et des générations futures. Gwendoline Yzèbe, journaliste et végane, développe les arguments pour se convertir à un tel mode de vie : respecter les animaux, adopter une attitude altruiste, préserver l'environnement et se soucier de sa santé. 

Elle nous rappelle aussi que cette démarche s'inscrit dans une histoire du végétarisme longue de plusieurs siècles. Pour mettre ces principes en pratique, elle nous livre ses secrets et ses recommandations : alimentation (recettes, conseils nutritionnels et guide d'achats), vêtements et soins cosmétiques (adresses et blogs). Vous verrez que vivre végane, c'est vivre mieux, et qu'en modifiant un peu nos habitudes, c'est accessible. 
Le monde de demain se construit dès aujourd'hui !



Ce que j'en pense : 

Je ne suis ni végétarienne, ni végane. Je mange de la viande, du poisson, je consomme des produits issus des animaux comme des œufs, du miel... Je sais que ces productions posent d'innombrables problèmes environnementaux, sans parler des facteurs santé pour notre organisme, ni même de la cause animale (conditions d'élevage, d'abattage etc...). J'ai bien conscience que les modes de consommation d'aujourd'hui vont devoir évoluer. Sans vouloir me convertir au véganisme qui est plus radical que le végétarisme, je souhaitais en savoir plus sur le sujet. J'ai beau connaître les grandes lignes, cela le semble insuffisant. Et puis pour une fois, on me propose dès le titre d'y mettre en pratique. J'aime le côté rattaché au concret. Cela me parle plus et forcément on passe plus facilement à la mise en œuvre. Car oui, on peut faire évoluer nos comportements de manière plus ou moins importante quand on sait le pourquoi, du comment. 

J'ai apprécié que l'ouvrage soit bien construit autour d'un plan réfléchi, organisé, documenté avec des renvois aux sources citées. La démarche est sérieuse. 
Je pense que presque tous les points ont été au moins abordés car oui, on peut toujours chercher la petite bête et dire qu'on aimerait développer tel ou tel aspect. Dans les faits, rien n'est jamais parfait et un ouvrage est une somme d'idées, de savoirs qui doivent évoluer, s'étoffer, mais au fil du temps. De plus, ici, le titre est généraliste.

Les conseils pratiques le sont véritablement et même si je ne pense pas devenir végétarienne ou végane, j'y ai trouvé des informations très intéressantes pour augmenter ma consommation de produits végétaux et diminuer encore un peu celle des autres produits carnés ou simplement d'origine animale. 
Il y a même des recettes faciles à réaliser qui sont pour mieux manger, mais aussi pour prendre soin de soi et de son habitation. 

Ce livre n'est pas plus militant que cela. Il est informatif et donne des clefs pour s'y retrouver. Il regroupe une somme d'informations conséquentes et donc, on peut ensuite le "digérer" et adopter l'attitude qui nous correspond le plus. 
S'informer, connaître, c'est le plus sûr moyen ne plus avoir des préjugés et ce serait bien si on appliquait cette attitude partout.  



Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20



mercredi 14 septembre 2016

Le cœur entre les pages de Shelly King




Le livre : 

Le cœur entre les pages de Shelly King aux éditions Préludes, 384 pages, 14 € 60. 
Publié le 6 mai 2016. 



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Préludes. 
J'avais été attirée par le titre, la couverture et les quelques pages lues sur Glose. 



Le pitch : 

Maggie, 34 ans, vient d'être licenciée de la start-up branchée de la Silicon Valley où elle travaillait. Que faire sinon traîner au Dragonfly, la pittoresque librairie de livres d'occasion ? Lassé de la voir végéter, Dizzy, son meilleur ami, lui propose de participer à un club de lecture. Au programme : L'Amant de Lady Chatterley. Dans l'édition ancienne qu'elle déniche, Maggie découvre une mystérieuse correspondance amoureuse... 
Cette découverte va bouleverser la vie de la jeune femme et celle de la petite librairie menacée de fermeture par la concurrence. Le tout sous les yeux espiègles de Grendel, le chat qui a élu domicile parmi les rayonnages. Spirituel, mordant, généreux, Le Coeur entre les pages est un premier roman au charme fou, une histoire à la fois drôle et sensible qui chante la mélodie joyeuse des livres que nous avons aimés. 
Une histoire qui ravira les amoureux des livres. Booklist Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Pascale Haas. 




Ce que j'en pense : 

Une histoire de livre, de lecture, d'amour, de la vie, cela ne se refuse pas en général. Même si au départ j'ai eu le sentiment que c'était peu original, j'ai apprécié le contexte, le personnage de Maggie qui est arrivée à un âge qui pose question. Sa situation ne fait pas rêver, sa vie non plus, mais est-ce une raison pour se dire que c'est sans intérêt, que tout est fichu ? Il y a parfois de sacrées surprises dans la vie. 

Ce livre est en tout cas à classer dans la catégorie des bonnes surprises. 
J'ai eu un peu peur au début de ma lecture de me trouver dans une intrigue déjà vu, lu. En fait, si tout n'est pas novateur, l'ensemble est accrocheur car bien mené par l'auteur qui justement dirige sa barque d'un air fort tranquille, mais qui ne vous endort pas pour autant. On est au contraire pris dans le courant pas trop rapide, mais suffisant pour être attentif. 

Niveau stylistique, cela paraît simple et c'est agréable cette sensation de fluidité. On ne ressent pas l'effort fourni par l'écrivain, on vit l'histoire, on est happé. Et les protagonistes y sont aussi pour beaucoup. 

Hugo est un personnage qui me plait car sa logique me parle bien qu'elle soit à contre courant de ce que la société actuelle et qui plus est celle de la Silicon Valley veut nous imposer. J'aime ce décalage. Bon après, pas certain que j'aurai succombé à tous ses charmes, mais comme ami oui. 

Et que dire de cette librairie Dragonfly ? Un éden pour beaucoup de lecteurs et amoureux des livres qui ont déjà une histoire rien qu'à eux. Une grande malle aux trésors ! Un énorme bordel (oui n'ayons pas peur des mots) à l'exception de deux rayonnages, mais pour avoir fréquenté ce type de librairie d'occasion, je puis vous assurez que ce n'est pas ce qui me fera fuir. L'agressivité du fauve de la place en revanche... Parce qu'il faut bien le souligner aussi : Grendel n'a rien du mignon petit chat sur la couverture. Enfin, passons et surtout délectons-nous du dénouement qui est à mon sens la plus belle description d'une réalité, d'un rêve, d'une passion... Lisez, vous me comprendrez alors. 

Un livre qui parle beaucoup de livres, mais aussi des hommes, de la vie, de l'amour, du monde actuel, mais aussi un peu du passé. Cette lecture m'a finalement plus surprise que je ne l'aurai cru et j'aime cela. 



Et s'il fallait mettre une note : 15 / 20 


lundi 12 septembre 2016

Journée exceptionnelle du déclin de Samuel Cramer d'Agnès Michaux



Rentrée littéraire 2016




Le livre : 

Journée exceptionnelle du déclin de Samuel Cramer d'Agnès Michaux aux éditions Belfond, 174 pages, 18 € 00.
Publié le 1er septembre 2016. 



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Belfond. 



Le pitch : 

Lui, c'est Samuel Cramer, l'Amiral, l'homme des grands voyages horizontaux et verticaux, l'écrivain qui aime quand « ça a de la gueule », l'observateur de son époque, de sa ville et de ses contemporains, l'homme difficile et attachant.
Elles, ce sont ses femmes, celles qu'il aime, celles qu'il déteste, celles dont il rêve et qui n'existent pas.
Eux, ce sont ses amis, ses voisins, ses poisons, Michel Houellebecq, Sibelius, Rimbaud, Duras, Melville, Hölderlin, l'alcool, l'ennui, l'espoir et le désespoir, la provocation, la honte, l'ironie, le bavardage et tout ce qu'il ne saura jamais dire.
Ce matin-là, Samuel Cramer commence une journée qu'il espère exceptionnelle. Ce soir, il est invité à la remise d'un célèbre prix littéraire. Il est sur la liste et ne peut s'empêcher d'y croire. Mais la surprise du petit déjeuner, c'est que sa femme, son amour, sa muse, le quitte. Commence alors une drôle de journée catastrophique...
Il y a du Baudelaire dans ce Samuel Cramer (qui porte le nom du héros de La Fanfarlo du même Charles) et, dans cette journée « exceptionnelle », comme un parfum de Fleurs du mal.



Ce que j'en pense : 

C'est le premier roman d'Agnès Michaux que je lis même si je connais un peu cette dernière par son passé télévisuel sur Canal+ et radiophonique sur France Inter. Je vais donc découvrir l'écrivain via son dernier opus. 

Hélas, je crois que j'attendais un autre ouvrage. J'avoue n'avoir pu pénétrer dans cette prose fort belle, travaillée jusque dans les infimes détails, sonorités, mais qui n'a pas transpercé mon cœur. Après, je ne suis pas si étonnée que cela... Je n'ai jamais aimé Les Fleurs du mal (évoqué dans le pitch), mais j'ai voulu tester. Il est bon parfois d'essayer de repousser ses limites, ses aprioris. Quelques fois, cela fonctionne. 

C'est indéniablement original et cela va ravir bien des lecteurs, mais la rencontre n'a pu se finaliser avec mon esprit qui n'a pas tout saisi. J'ai eu l'impression de morceaux collés les uns à côté des autres et mon soucis fut simple en réalité : je n'ai pas pu les relier entre eux pour former un ensemble cohérent, qui me touche. Je suis donc restée avec mes morceaux de puzzle dans la tête et puis plus rien. 
Ah quelle frustration ! 

Je pense que ce n'était pas une lecture pour moi ou pas le bon moment pour la faire. Cela arrive, c'est dommage, mais pas dramatique. 



Et s'il fallait mettre une note : 10 / 20



vendredi 9 septembre 2016

Les corps de Lola de Julie Gouazé



Rentrée littéraire 2016




Le livre : 

Les corps de Lola de Julie Gouazé aux éditions Belfond, 120 pages, 17 € 00.
Publié le 18 août 2016.



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Belfond. 



Le pitch : 

Après Louise, son premier roman remarqué paru chez Léo Scheer en 2014, Julie Gouazé met, dans Les Corps de Lola, son style affûté au service du désir féminin...
Lola est une femme comme les autres.
Que veut dire être une femme comme une autre ?
Qui pourrait se douter en regardant Lola qu'un feu violent couve au fond de ses tripes ?
Lola si douce, si compréhensive... C'est pourtant une rage ancestrale qui sort de Lola.
Elle est une. Elle est deux. Rouge et Bleue. Les deux Lola enfermées dans un même corps.
Qui est-elle ? Celle qui se laisse bander les yeux, ou celle qui aime dormir dans des draps en coton ?
Où est celle qui réunissait les deux ?
Ce que la tête de Lola interdit par morale, son corps l'exige par bravoure.

A travers la vie de Lola, la fille coupée en deux, l'héroïne partagée, tiraillée entre un désir parfois violent et la place que la société lui impose en tant que femme, Julie Gouazé nous offre un long chant du désir et du corps féminins et, à l'image de sa belle Lola, transforme le glauque en poésie.



Ce que j'en pense : 

J'avais déjà découvert le premier roman de Julie Gouazé et j'avais apprécié son jeune talent. Maintenant lire un second roman est plus intriguant, presque plus important pour un auteur qui "débute" son œuvre. 
Et ce second livre est pour moi radicalement différent dans la forme car pour le fond, on retrouve cette recherche d'identité féminine qui est sans doute si simple et si complexe à la fois. 

Au niveau de l'écriture, exit le récit posé, c'est plus heurté, plus incisif aussi. On est dans un registre plus cru, plus sexe, mais sans le côté porno ; on est dans le domaine de la sexualité adulte, voulue, pas forcément comprise, mais pas contrainte non plus. C'est le corps, les corps qui dominent les sensations. 

On dit que les hommes veulent trouver dans une même femme : une mère, une épouse et une putain. Guère étonnant alors que nous les femmes soyons souvent comme Lola, pleine de petites ou grandes contradictions. Nous ne sommes pas une, mais multiples. 



Et s'il fallait mettre une note : 14 / 20 




mercredi 7 septembre 2016

Les moutons ont-ils des canines ? De Serge Dussex et Sandra Heyn




Le livre : 

Les moutons ont-ils des canines ? De Serge Dussex et Sandra Heyn aux de Baudelaire, 402 pages, 22 € 00. 
Publié le 30 septembre 2015. 



Pourquoi cette lecture : 

Il s'agit d'un partenariat avec les éditions Baudelaire. 



Le pitch : 

- Ce que tu dis n'est pas vrai. Je ne suis pas celle que tu viens de décrire, tente faiblement Claire. - Tu vois, chaque fois que tu parles, c'est pour manipuler. La preuve juste maintenant, à l'instant. Pour te défendre, tu embobines les autres. Etrange tout de même que toi seule l'ignores, tu ne trouves pas ? Qu'as-tu à dire à cela ? Un autre mythe ? Fais attention à ce que tu dis, tu ne mesures pas tes mots et chaque parole supplémentaire t'enfonce davantage. 

- Je ne suis pas d'accord. - Tu es toxique, Claire. Tu es inconsciente et toxique. Tu abîmes les gens sans même t'en rendre compte, tu as empoisonné Carla et tu le nies. Tais-toi. - Je ne suis pas d'accord, tente encore de dire Claire.



Ce que j'en pense : 

Premier roman écrit à quatre mains, ce n'est déjà pas choisir la solution de facilité à mon sens. Cependant je dois dire que sur la forme, il n'y a eu aucun problème particulier à relever. C'est bien écrit et fluide. 
Après, il y a la thématique et le fond de manière plus générale. 

On le sait, l'être humain est souvent considéré comme un simple rouage interchangeable d'un système mondialisé, qui se doit d'être rentable, ultra productif. 
Claire et René sont eux aussi des pions de ce "jeu", mais ils sont aussi un couple, une entité qui peut aux yeux de leurs employeurs poser plus de problèmes qu'être un atout. L'un d'eux va devenir un bourreau téléguidé et l'autre sera la victime. 
Ce livre est une satire de l'univers de l'entreprise (la grande, voir très grande), de cette société qui ne voit que les chiffres, les dividendes, les profits, la rentabilité... C'est noir, dur, malsain et c'est voulu. J'avoue m'être sentie plus d'une fois mal. Je sais que c'est dû à la qualité d'écriture (très bonne) car c'est difficile de faire ressentir au lecteur de telles sensations, mais justement je n'ai pas aimé. Disons que je n'ai pas aimé me sentir ainsi, c'est diffèrent. 

Et puis il y a cette enfant, Safia qui souffre dans sa chair... Une autre violence... 

D'autres ouvrages devraient suivre et compléter cette œuvre en construction. 



Et s'il fallait mettre une note : 13 / 20 


lundi 5 septembre 2016

Bonne rentrée 2016



Et voilà déjà septembre qui a bien commencé. J'espère que vous avez passé un excellent été. Pour ma part, le temps passé avec les miens est toujours aussi essentiel, mais je n'ai pas délaissé la lecture pour autant. En témoigneront les prochaines publications sur le blog. Et puis avec la rentrée des classes, le retour au boulot, il y a aussi le rentrée littéraire avec forcément son bon lot de surprises.
On ne panique pas, les livres sont nos amis et ces piles en équilibre plus ou moins précaire, ce sont juste des rencontres à venir prometteuses.

Excellente rentrée 2016



vendredi 1 juillet 2016

Bonnes vacances d'été 2016



L'été est déjà là depuis quelques jours et les vacances scolaires pointent le bout de leur nez.
Les habitués, mes lecteurs réguliers le savent, le blog se met en pause lors des congés des enfants car oui, je suis aussi une maman.
Je vais poursuivre mes lectures et rassurez-vous, vous aurez des articles pour la rentrée en nombre !

Retour des publications pour le lundi 5 septembre.

D'ici là profitez de vos congés qu'ils soient en juillet et/ou en août.
Excellentes lectures !