dimanche 24 avril 2011

vendredi 22 avril 2011

Le trottoir au soleil de Philippe Delerm


Encore un livre que je n'aurais peut-être pas lu si je n'avais été tentée par le bel échange que j'ai pu suivre dans "La grande librairie" sur France 5 un de ces derniers jeudis.
Je veux parler de l'ouvrage de Philippe Delerm, "Le trottoir au soleil".
Ce n'est pas mon premier Delerm (si j'ose dire ainsi), mais disons que ce sont en général des lectures que j'aime espacer dans le temps pour ne point me lasser car s'il est exact que les écrivains rédigent souvent le même livre avec des variantes, chez cet auteur, cela me parait encore plus véridique comme affirmation. Donc, pour mieux apprécier son travail, j'ai choisi l'option de le lire, mais par petites touches.

Pour présenter un peu Philippe Delerm à celles et ceux qui ne le connaitraient pas encore, disons que cet écrivain français est né en 1950 et qu'il a choisi de s'établir depuis 1975 en Normandie. Il est le papa de Vincent Delerm que les amateurs de musique apprécient peut-être.
Son parcourt littéraire est un peu chaotique car Philippe Delerm a mis des années avant de connaître le succès notamment avec "La première gorgée de bière". Ceci expliquant pourquoi il n'a arrêté sa carrière de professeur de français qu'en 2007. Il se consacre maintenant pleinement à l'écriture.


Voici ce que vous pourrez lire en quatrième de couverture de son dernier ouvrage :

"Le trottoir au soleil s’inscrit dans la lignée des textes brefs, La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, La sieste assassinée, Dickens, barbe à papa et autres nourritures délectables… qui ont fait le succès de Philippe Delerm.
Avec la même minutie que dans les recueils précédents, il évoque ces petits éclats de vie qui font la trame des jours heureux : le miroitement du soleil sur l’eau, les moments passés avec un enfant, les arrivées à Paris sous la verrière de la gare Saint-Lazare… Ce nouveau recueil marque cependant une inflexion par rapport aux précédents : une incursion discrète vers l’intime, un balancement entre le « on » et le « je », un effet de miroir subtilement nostalgique à propos du temps qui passe… Le rythme, aussi, diffère : régulièrement, un texte plus développé vient ponctuer le recueil, lui apporter la dimension de la réflexion.
Mais sans gravité inutile : comme le titre l’indique, tout l’ouvrage se place sous le signe du côté ensoleillé de l’existence, de cette lumière solaire seule capable de transfigurer le moindre détail pour en faire un instant parfait."


Et voilà, ce que j'en ai pensé après l'avoir lu intégralement :

Je le dis pour débuter, j'apprécie beaucoup cette collection chez Gallimard. J'apprécie surtout la sobriété de la couverture et cela laisse toute la place justement à la quatrième de couverture. Cette dernière reprend l'essentiel du second texte de cet ouvrage. Il illustre à merveille le ton et tout ce qu'à voulu nous faire partager Philippe Delerm avec ses écrits. Enfin, c'est ainsi que je l'ai perçu.
Et qu'est-ce donc ?
C'est garder le souvenir du meilleur avec ce brin de nostalgie. Un sentiment très riche et que l'on réduit trop justement. il est complexe car il est un savant mélange de tristesse (le passé ne reviendra pas), mais peut être également agréable (souvenir de plaisirs doux, agréables).
La sobriété de cette collection correspond donc parfaitement à l'esprit de cet ouvrage.

On parle souvent de Philippe Delerm comme étant un auteur solaire. C'est sans doute vrai et ce n'est pas à moi, pauvre lectrice de juger, mais ce que je me dis tout bêtement à mon niveau, c'est que cela fait du bien de lire des textes où tout n'est pas sombre, où la désespérance est de mise et dont on ne sait plus très bien comment en sortir !
Parce que très honnêtement (et moi la première), se plaindre, gémir, pester, grogner, on sait bien le faire ! Mais profiter de l'instant présent, c'est déjà nettement moins évident et du coup, on perd beaucoup, peut-être même l'essentiel de ces moments de plaisir puisque l'essence même du bonheur est qu'il est fugace pour l'on puisse mieux le reconnaître et en théorie l'apprécier.

Notre temps est compté alors pourquoi ne pas rechercher plus le plaisir, le bonheur et donc prolonger notre chemin sur "Le trottoir au soleil" (titre bien trouvé d'ailleurs).
Je ne prône pas et Philippe Delerm non plus, la fuite en avant, ni même une course éreintée dans cette quête. au contraire, ce serait plutôt le contraire. Le temps file, souvent trop vite, "mais rien ne sert de courir, il suffit d'arriver à point". Il suffit juste d'être suffisamment attentif pour repérer ces petits moments agréables. Ils savent se faire discrets et on pourrait bien ne point y prêter attention. On se sentirait alors frustré car on pourrait croire qu'ils n'existent point ! Ce ne sont pas des légendes urbaines, soyez juste plus concentré, papillonnez un peu moins et vous les percevrez ici, là ou bien encore là-bas…

Beaucoup vont vouloir comparer "Le trottoir au soleil" à "La première gorgée de bière". La forme même de l'ouvrage s'y prête indéniablement, mais je trouve que Philippe Delerm va bien plus loin dans ce titre.
Sa prose est plus travaillée, on est moins dans le primaire, on est entré dans le littéraire sensitif. Je veux dire par là que les mots sont plus recherchés, les tournures, les expressions plus complexes et que la recherche du plaisir, du bonheur passe aussi par cette transcription à l'écrit des sensations, des sentiments.

Certains chapitres portent des titres, d'autres non, mais ils sont tous très courts.
Ceux qui n'en possèdent pas (de titre), sont assurément plus personnels que les autres. Plus globaux aussi et s'attachent plus aux ressentis, aux personnes, aux êtres qui peuplent nos existences. Philippe Delerm se dévoile et montre quelle sa véritable nature "solaire". Il souhaite surtout être un homme qui vit, qui se souvient, qui ressent des choses, qui prend le temps de surtout maintenant que l'âge vient…

Mes textes coup de coeur de l'ouvrage sont : (à vous de trouver les vôtres car je suis certaine que vous trouverez, vous aussi des passages qui vont vous toucher.)

- On n'est pas invité !
Sans doute parce que je n'aime pas les rendez-vous groupé, les réunions trop codifiées comme par exemple un mariage. Le bonheur est de mise en théorie, mais je ne le trouve que de façade car imposé, rigidifié par des pratiques devenues obligatoires, et en résumé, cette joie n'est pas assez spontanée. On est dans la représentation.
Je ne suis pas à l'aise dans les assemblées trop nombreuses alors chouette, avec mon mari qui partage aussi mon goût pour la quiétude, on se dit également : On n'est pas invité !

- Dans un grain de sable, toute la plage
Parce c'est dans l'immensité que l'on se perd et pourtant c'est un détail que l'on peu retrouver cette même immensité.
"Oui, tout un Sahara au ras du sol. Autant d'immensité dans le monde à ses pieds."

- Se plaire dans Turin
Parce que Turin n'est pas si loin de chez moi que cela, parce que mon vendeur italien de Pasta vient de Turin et que je le rencontre tous les samedi en faisant mon marché.
Parce que Turin est un belle ville quoiqu'on en dise.
Parce que j'ai aussi les même impressions que Philippe Delerm en traversant cette cité. J'aime être parfois à contre-sens, penser différemment, être différente tout simplement. Je n'aime pas devoir rentrer dans un moule bien-pensant, j'aime me forger mes propre opinion et ne pas céder aux images, aux idées toutes faîtes. Et puis, je pense qu'en chaque lieu, chaque chose, il y a forcément du bon et du moins bon. Il suffit juste de regarder et de ne pas tout juger à la va vite.
"Les raisons d'admirer; de se sentir en accord ne manquent pas, mais le meilleur vient aussi de cette petite mauvaise fois initiale qui tient sa place dans l'alchimie du plaisir. aimer ce que les autres ont dédaigné, ce dont ils se méfient."
"Mais on n'est pas non plus de ceux qui ont envie de lire seulement ce que les autres lisent."

- Le ballon jaune
Dans ce petit texte, j'aime particulièrement la vision de Venise que l'on nous propose et le mélange que l'on peut en faire avec des souvenirs d'enfance.
Je suis bien plus jeune que Philippe Delerm et pourtant moi aussi je me souviens de ces boules de couleur accrochées aux fils électriques pour les signaler aux petits avions qui voleraient trop bas. Une bouffée de nostalgie m'a saisie. J'ai reposé le livre et j'ai pris un moment pour visionner mentalement des trajets, des photographies de mon enfance à moi.

- Deuxième vie
J'adore les brocantes par ce que l'on peut y faire de bonnes affaires, nouer des contacts sympathiques, échanger des bons plans, des astuces. Je parle évidemment des brocantes entre amateurs car avec les professionnels, c'est une toute autre histoire. D'ailleurs en général, on se tourne vers eux pour un certain type d'achat, mais pour des bricoles, c'est vers nos semblables que l'on va le plus volontiers. Dans ce petit texte, je me suis reconnue, je me revois déambuler avec mon mari et mes filles dans les allées délimitées par les petits stands de chacun. Un véritable bric à bac, un peu de tout, beaucoup de rien et puis là, le regard accroche.
"Les choses vont à qui saura leur donner une petite vie nouvelle. Pour deux euros, on ne meurt plus."

- La passagère
Un petit texte qui rend hommage à la maman de Philippe Delerm. C'est sobre, mais pas réellement triste, juste nostalgique car cette personne n'a pas complètement disparue, elle n'est juste plus là. Son souvenir reste quant à lui bien présent.

Ma note finale : 18 / 20




Philippe Delerm présente Le trottoir au soleil par FranceInfo



jeudi 21 avril 2011

Jeudi, citation


Citation qui m'est venue après une petite rencontre avec un de nos anciens premier ministre...

"Les hommes politiques, c’est comme les trous dans le gruyère. C’est indissociable : plus il y a de gruyère, plus il y a de trous, et malheureusement, plus il y a de trous, moins il y a de gruyère…

"

Une citation de Coluche

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Permis pour maigrir pour de bon sans se priver de Patricia Salmon Tirard


Je suis assez contente de moi car après cinq heures et quelques minutes, je viens de terminé mon troisième ouvrage pour le Read A Thon : "Permis pour maigrir pour de bon sans se priver" de Patricia Salmon Tirard.
Le Read A Thon, qu'est-ce que c'est ? C'est une "manifestation" virtuelle organisée par les blogueurs littéraires qui sévissent sur la Toile. Le principe est assez facile à comprendre. Comme pour un marathon, il s'agit d'une course d'endurance sauf que pour le coup, on ne vous demande pas d'enchainer les foulée, mais les lectures. Durant 12 heures ou 24 heures, selon votre choix, vous avez pour mission de lire le plus possible. Il n'y a rien à gagner, c'est juste un challenge, pour le fun, pour s'amuser, pour échanger ensuite et même pendant !!!

Ouf et revenons maintenant à nos mouton ou plutôt à notre livre.



Qu'est-ce que vous pourrez lire en quatrième de couverture ? :

Vous ne rentrez plus dans votre maillot de bain de l'année dernière ? Vous en êtes au énième régime sans succès durable ? Bref, vous êtes fatiguée de lutter sans fin contre ces kilos qui vous gâchent la vie ? Ce permis pratique, ludique et vraiment efficace, va vous réconcilier en douceur avec l'aiguille de votre balance.
Suivez le mode d'emploi : après avoir lu chaque chapitre, vous répondez à un questionnaire. Si vous validez vos réponses, vous obtenez un point et le droit de passer au chapitre suivant. Lorsque vous avez décroché vos douze points, vous obtenez votre permis. Il ne vous reste plus qu'à le signer et à coller votre photo !



Ce que j'en pense :

J'ai perdu 23 kg en moins d'un an et s'il me reste bien quelques kilos en trop, j'avoue que je n'en fait plus une fixation.
Oui, j'ai acheté ce livre, mais c'est plus pour me conforter dans mes nouvelles pratiques alimentaires, mes choix de vie que pour véritablement perdre encore (même si je ne suis pas totalement contre). Je me sens mieux dans mon corps et dans ma tête. Ce petit ouvrage est amusant rien que sur sa couverture, il ne peut pas me faire de mal parce que je l'ai choisi en toute connaissance de cause. Je sais ce qui est bon pour moi maintenant, mais personne n'est parfait alors si je peux glaner encore un bon petit truc ici, je ne vais pas m'en plaindre quand même.

Disponible en version de poche chez J'ai Lu, ce titre ne va pas vous ruiner, il coûte le prix d'un bon magazine (ou un peu plus, mais on reste en dessous de la barre symbolique des 5 € donc pas de quoi finir sur la paille non plus).
Bien fichu et surtout très ludique, il nous propose, après avoir lu chaque chapitre (12 en tout), de répondre à un petit questionnaire. Si on a tout bon, on peut valider notre point sur notre permis (oui, comme le permis de conduire, il nous faut 12 points pour être à bloc).
C'est simple et ludique. La mise en page est agréable.
Je me suis bien amusée avec tout ceci et puis tout n'est pas si idiot que cela. On apprend même certaines petites choses ou on se rafraichit la mémoire.

Une lecture amusante et instructive, qui ne va pas vous mettre la pression, mais qui justement va surtout vous aider à remettre les éléments à leur juste place !
Evidemment parfois, on enfonce des portes ouvertes, mais cela ne fait pas de mal de se redire les choses.
Et puis, le bon sens, on a bien trop tendance à l'oublier pour se fier à tout ce que l'on peut lire ici ou là. Tout et son contraire. Alors tout d'un coup manger devient un véritable casse-tête alors que cela devrait être un plaisir et un besoin à satisfaire des plus simples.

Je ne puis que vous recommander ce livre qui est petit par la taille, mais qui vous rendra sans doute quelques menus services que vous ayez trois ou trente kilos à perdre.
Réfléchissez, posez vous les bonnes questions et vous verrez les réponses sont là, toutes proches…

A découvrir, à relire et à mettre en application tout de suite, c'est ultra simple !

Ma note finale : 17 / 20

lundi 18 avril 2011

Le confident d'Hélène Grémillon


"Le confident" est un premier roman et encore une fois, je l'ai découvert grâce à mon émission fétiche du jeudi soir, "La grande librairie", sur France 5.
Son auteur, Hélène Grémillon, m'était totalement inconnue alors qu'il s'agit quand même de la compagne de Julien Clerc. Bon ok, je le reconnais, je ne suis pas une habituée des news peuple, mais quand même.

Bon sinon, plus sérieusement, la jeune femme est née en février 1977 et a fait de solides études de lettres modernes, une maîtrise de linguistique et un DEA d'histoire. C'est donc sereinement ou presque qu'elle aborde ensuite le monde de l'édition, du journalisme et de la publicité entre autre chose ! Elle s'est même lancée dans la réalisation d'un clip pour son compagnon et vient de publier ce premier roman déjà primé à la Forêt des Livres (prix du premier roman).


Outre la présentation de ce livre dans une émission littéraire que je regarde ardemment chaque semaine, voici aussi ce qui a motivé mon choix :
(quatrième de couverture)

"Au milieu des mots de condoléances qu'elle reçoit à la mort de sa mère, Camille découvre une étrange lettre envoyée par un expéditeur inconnu.
Elle croit à une erreur mais, les semaines suivantes, une nouvelle lettre arrive, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend que cette correspondance recèle un terrible secret qui la concerne. Machination diabolique sur fond de Seconde Guerre mondiale, ce roman mêle récit historique et suspens psychologique dans un scénario implacable."

Mais aussi cette petite vidéo avec Hélène Grémillon, elle-même, qui vous pourrez visionner à la fin de ce billet.


Et donc, ce que j'en ai pensé après lecture complète :

Je pense que l'on pourrait classer ce roman dans la catégorie épistolaire même si tout le contenu n'est pas seulement des lettres ou des confidences écrites.
A noter que pour une meilleure lecture, une différence de caractères et de police d'écriture a été mise en place par l'éditeur.

Pour que l'intrigue tienne, il fallait trouver un contexte historique qui convienne, qui soit trouble, noir à souhait et où les plus bas instincts de l'Homme pouvaient trouver un terreau propice. La fin des années 30 et la seconde guerre mondiale étaient idéals.
La noirceur de l'âme humaine est terrifiante et pourtant tout dans cet ouvrage est assez crédible. On se dit que de telles histoires ont bien pu avoir lieux. Et tout cela pour qui ? Dans quel but ?
On est face à un engrenage terrible, un acte en appel un autre, c'est l'escalade infernale.

Ce n'est qu'au terme des trois versions de l'histoire qui nous est narrée que nous découvrirons la vérité. Mais est-ce encore la bonne ? Y en a-t-il seulement une bonne et les autres toutes mauvaises ?

Camille (la narratrice des épisodes non épistolaires) est une fille de son époque (1975) et même si elle croit à une mauvaise farce au départ, elle se rend bien compte que c'est d'elle dont on lui parle à travers le destin des personnes qui évoluent dans ces lettres qui arrivent tous les mardis. Elle qui ne recevait jamais de courrier, voilà qu'elle a un rendez-vous hebdomadaire avec son facteur.
J'ai aimé éprouver les mêmes doutes qu'elle, devoir attendre quelques pages avant de connaître la suite ou de découvrir une autre vision, version des faits.

On trouve à la toute fin une belle bibliographie et les titres que j'y ai pu trouver était tout à fait corrects. Les sources d'Hélène Grémillon sont bonnes et donc elle fait honneur à son DEA.
Voilà un roman de qualité et comme il s'agit seulement d'un premier roman, on se dit que l'auteur a un bel avenir devant lui.

Auteur à suivre donc…

Ma note finale : 15 / 20


Hélène Grémillon présente "Le confident". par blogsdeplon

vendredi 15 avril 2011

La mémoire dans les poches, tome 2 d'Etienne Le Roux et Luc Brunschwig


Voilà, j'ai terminé ma seconde lecture pour mon premier Read A Thon (les 9 et 10 avril 2011) : "La mémoire dans les poches", seconde partie.
Le Read A Thon, qu'est-ce que c'est ? C'est une "manifestation" virtuelle organisée par les blogueurs littéraires qui sévissent sur la Toile. Le principe est assez facile à comprendre. Comme pour un marathon, il s'agit d'une course d'endurance sauf que pour le coup, on ne vous demande pas d'enchainer les foulée, mais les lectures. Durant 12 heures ou 24 heures, selon votre choix, vous avez pour mission de lire le plus possible. Il n'y a rien à gagner, c'est juste un challenge, pour le fun, pour s'amuser, pour échanger ensuite et même pendant !!!

J'avais débuté doucement avec une bande dessinée et comme elle était en deux partie (le troisième volet n'était pas encore disponible), j'avoue que j'ai bien rôdé ma monture avant d'accélérer le rythme.


L'intrigue :

Dans ce second volet, le personnage principal est le fils de Sidoine : Laurent dit LOL.
Il a poursuit sa carrière de romancier et cette fois, il touche le succès. il profite d'un passage télévisé pour la promotion de son dernier opus pour lancer un appel à témoin : il recherche son papa disparu depuis 3 ans.
Cela paie et il va se lancer sur ses trousses. Il ira de surprises en surprises. Sa papa n'était pas celui qu'il pensait…


Ce que j'en pense :

Je vais reprendre des éléments que j'ai déjà cité dans mon billet sur le premier tome de cette saga qui en comptera trois en tout. On n'a pas pour le moment de date annoncée pour la sortie du dernier opus.

Voilà encore une bande dessinée haut de gamme et cela fait plaisir à lire. Je dis encore car c'est de plus en plus le cas, même s'il faut les chercher parmi toutes les publications du genre qui ne sont pas là pour durer...
Et quand je dis "haut de gamme", c'est simplement que l'album est d'une qualité rare.
- Un beau format, légèrement plus grand que la "normale" (type "Boule et Bill") et rendra un bel effet dans une jolie bibliothèque.
- Une reliure très rigide, qui ne pliera pas, qui va durer dans le temps.
- Une illustration pour la couverture magnifique, sobre, mais qui pose déjà le décor.
- La quatrième de couverture est également très soignée, elle reprend une illustration que l'on voit dans le récit, mais qui a son importance.
Un fort bel objet déjà et c'est important pour les amateurs. Même chose pour les lecteurs occasionnels car cela prouve que la bande dessinée possède aussi ses lettres de noblesse dans le genre.

On est toujours dans les secret de famille, mais là on sort un peu de la citée, on se retrouve carrément au Bled.
On avance à pas de géant et comme Laurent, on découvre le parcours de Sidoine après son départ du café de quartier : le Bambi. Comme lui encore, on va tomber un peu des nues et se rendre compte de tout ce qu'à bien pu faire ce vieux monsieur pour une inconnue. Sa croisade, ses aventures incroyables et enfin le résultat : Malika aura ce que tenait tant à lui faire parvenir Sidoine. C'est magique, c'est presque improbable et pourtant la réalité dépasse souvent de loin la fiction. il suffit pour s'en convaincre de lire la dédicace imprimée dans ce tome : "Pour Némo et Nausicaä, petits-enfants qui n'ont jamais connu leur papy Roger… Mais qui ont appris à le comprendre, à le sentir, à l'aimer, à travers les pages de la Mémoire et ce personnage de Sidoine qui lui ressemble tant."
Forcément cela touche… Enfin, moi ça me touche.

Les personnages sont bien brossés. On ne nous cache pas les difficultés réelles, même si elles sont atténuées car le noeud du récit reste ce secret de famille et le parcours peu orthodoxe de quelques personnages que l'on ne s'attend pas du tout à voir là.
La vie est ainsi faite.

Le graphisme est intéressant, plaisant. Les ambiances sont bien croquées, les couleurs intimistes.
Je ne pense pas que les dessins soient réalisés à la palette graphique (ou alors, c'est vraiment bien fait) car on croirait des aquarelles ou des cases réalisées à l'ancienne, aux feutres.
C'est un régal pour les yeux.

A découvrir.

Ma note finale : 16 / 20