lundi 31 janvier 2011

C'est Lundi ! Que lisez-vous ? [19]

Qu'ai-je lu la semaine dernière ?

- "Le confident" d'Hélène Grémillon (Roman épistollaire)
- "La vie mode d'emploi" de Georges Pérec (Roman)


Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

- "Sukkwan Island" de Davis Van (Roman - Nature Writing)


Et demain alors, je lirai quoi ?

Comme toujours, je ne sais pas encore...


À la semaine prochaine !

PS : Merci à Mallou pour ce RDV hebdo.

vendredi 28 janvier 2011

Le présent du passé au carré : la fabrication de la préhistoire d'Yves Coppens


L'histoire est une passion depuis mon enfance. J'ai eu la chance de l'étudier à l'université, mais jamais je n'ai pu approcher l'archéologie et la paléontologie de près. Ce n'était pas dans mes programmes et je n'ai pas choisi cette spécialisation. C'est ainsi.

Cependant j'aime lire des ouvrages s'y rapportant.
Avec celui d'Yves Coppens, "Le présent du passé au carré, la fabrication de la préhistoire", je suis aux anges car j'ai été au fil des pages avec l'un des plus grands spécialistes.

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L'auteur : (Sources Wikipédia)

Yves Coppens, né à Vannes le 9 août 1934, est un paléontologiste et paléoanthropologue français, professeur honoraire au Collège de France. En France, son nom est attaché à la découverte en 1974 du fossile surnommé Lucy, puisqu'il était avec l'Américain Donald Johanson et le Français Maurice Taïeb l'un des trois co-directeurs de l'équipe qui l'a mis au jour.

Fils du physicien René Coppens, passionné par la Préhistoire et l'archéologie depuis son enfance, il a commencé très tôt à participer à des travaux de fouille et de prospection en Bretagne. Il obtient un baccalauréat en sciences expérimentales au lycée Jules Simon de Vannes puis une licence ès sciences naturelles à la faculté des sciences de l'université de Rennes. Il prépare le diplôme de docteur de troisième cycle en débutant une thèse sur les proboscidiens au laboratoire du professeur Jean Piveteau à la faculté des sciences de l'université de Paris.

En 1956, il devient attaché de recherche du Centre national de la recherche scientifique alors qu'il n'a que 22 ans. Il se dirige vers l'étude des époques quaternaire et tertiaire. À partir de 1960, il commence à monter des expéditions au Tchad, en Éthiopie, puis en Algérie, en Tunisie, en Mauritanie, en Indonésie et aux Philippines.

En 1965, il découvre un crâne d'hominidé à Yaho (Angamma, Tchad) qu'il nomme alors Tchadanthropus uxoris en hommage au pays où il a été trouvé et considérant qu'il s'agit d'un individu féminin. D'un âge estimé à un million d'années, ce fossile est aujourd'hui rapproché d'Homo erectus.

Il devient maître de conférences au Muséum national d'histoire naturelle en 1969, puis obtient la sous-direction du Musée de l'Homme.

Le 30 novembre 1974 à Hadar, un fossile relativement complet d'Australopithecus afarensis est découvert dans le cadre de l'International Afar Research Expedition, un projet regroupant une trentaine de chercheurs éthiopiens, américains et français co-dirigé par Donald Johanson (paléoanthropologie), Maurice Taieb (géologie) et Yves Coppens (paléontologie). Le premier fragment du fossile a été repéré par Tom Gray, l'un des étudiants de Donald Johanson. Le fossile est surnommé « Lucy », en référence à Lucy in the Sky with Diamonds, la chanson des Beatles écoutée par l'équipe.

Yves Coppens est nommé directeur et professeur au Muséum national d'histoire naturelle en 1980, ainsi que directeur d'étude à l'École pratique des hautes études. Il est élu à la chaire de paléontologie et préhistoire au Collège de France en 1983, chaire qu'il occupe jusqu'en 2005, date à laquelle il devient professeur honoraire.

En 1994, il préside une commission de l'Académie des Sciences sur une affaire concernant les frères Igor et Grichka Bogdanoff, l'astrophysicien Trinh Xuan Thuan les accusant de plagiat dans leur ouvrage Dieu et la Science publié en 1991.

En 2006, il est nommé au Haut Conseil de la science et de la technologie (Journal officiel du 24 septembre 2006).

En janvier 2010, il est nommé président du conseil scientifique chargé de la conservation de la grotte de Lascaux.

Aujourd'hui, Yves Coppens est présent dans de nombreuses instances nationales et internationales gérant les disciplines de sa compétence. Il a dirigé en outre un laboratoire associé au CNRS, le Centre de Recherches Anthropologiques - Musée de l'Homme, et deux collections d'ouvrages du CNRS, les Cahiers de Paléoanthropologie et les Travaux de Paléoanthropologie est-africaine. Il est membre de l'Académie des sciences, de l'Académie de médecine, de l'Académie des Sciences d'Outremer et de l'Academia Europaea, membre associé de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, correspondant de l'Académie royale de médecine de Belgique, Honorary fellow du Royal Anthropological Institute of Great Britain and Ireland, Foreign associate de la Royal Society d'Afrique du Sud et docteur honoris causa des universités de Bologne, de Liège, de Mons et de Chicago.

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L'intrigue :

En quoi le génome du chimpanzé nous éclaire-t-il sur la préhistoire de l'homme ? Comment sait-on que l'homme de Néandertal adorait la viande et qu'il préférait, quand il avait le choix, le steak de renne au steak de bison ? De quand peut-on dater le premier paléobabyboom ? Quelle plante les hommes du Néolithique ont-ils domestiquée en premier ? Comment les préhistoriens savent-ils que les dessins de mammouths de Rouffignac ne sont pas des faux ? Peut-on dire à qui appartient la main qui figure sur la paroi de la grotte de Vilhonneur ? Avec sa verve et sa précision habituelles, Yves Coppens répond à toutes les questions que nous nous posons sur nos origines, notre expansion géographique ou encore le perfectionnement de notre outillage et le raffinement progressif de notre réflexion.

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Ce que j'en pense :

Ce livre est un recueil des chroniques d'Yves Coppens sur France Info. Ce n'est pas la première fois qu'il publie ce type d'ouvrage et à chaque fois, c'est avec plaisir que je m'y plonge.

Les textes sont regroupés par thématique. L'ensemble s'articule donc le plus logiquement du monde même si les chroniques ne sont pas retranscrites dans leur ordre de diffusion (Ce qui n'était pas absolument pas embêtant pour les auditeurs, mais qui le serait plus pour les lecteurs). Les informations qu'elles contiennent n'en sont que plus claires. La compréhension plus aisée même pour les néophytes.

Yves Coppens fait partie de ces chercheurs, de ces passionnés qui savent partager leur savoir. Tout paraît simple, limpide avec eux. On apprend avec un plaisir certain tout en se distrayant. On joint l'utile (la connaissance) à l'agréable.

Plongez dans ce livre, vous comprendrez mieux vos semblables, votre histoire à travers les âges, mais aussi et surtout votre propre parcours.
Il est bien connu que justement pour bien appréhender le présent, une bonne maîtrise de son passé est souvent nécessaire...


Ma note finale : 17 / 20.

jeudi 27 janvier 2011

Jeudi, citation


Une citation un tantinet vulgaire aujourd'hui, mais qui a le mérite d'être dite avec le fond du coeur de son auteur durant ses dernières heures de vie :


"Je vais mourir et cette pute de Bovary va vivre !"


de Gustave Flaubert

mercredi 26 janvier 2011

L'auberge de l'Ange-Gardien de la Comtesse de Ségur


Relire de temps en temps un classique, cela fait du bien. Souvent, on le trouve moins vieillot qu'il n'y parait. C'est essentiellement parce que nous-même avons changé. S'il est possible de rester un gros lecteur toute sa vie durant, nos goûts, nos affinités en matière littéraire évoluent. On n'appréhende plus un même texte sous un même angle.
Quand il s'agit d'un classique jeunesse, on prend tout d'abord une petite claque. Et oui, on se dit que là, le temps a fait son oeuvre, que même si l'on s'efforce de garder notre âme d'enfant, la vie quotidienne nous a quelque peu pervertis. Mais qu'importe, il est bon aussi de régresser un instant, quitte à mieux pouvoir faire partager ces lectures avec les enfants qui nous entourent : les nôtres, mais tous les autres aussi que l'on peut croiser.
Cette fois, je me suis replonger dans un ouvrage de la Comtesse de Ségur : "l'auberge de l'Ange Gardien".

De son véritable nom, la Comtesse de Ségur se nomme Sophie Rostopchine (version francisée sinon c'est à coucher dehors avec un billet de logement comme on dit).
C'était une femme de lettres françaises (écrivain en somme), mais de naissance russe (01/08/1799 à Saint Pétersbourg - 09/02/1874 à Paris). Sa vocation de l'écriture lui est venu fort tardivement, à l'âge de 58 ans pour être précise. C'était une grand-mère attentive et comme toutes les mamies, elle aimait raconter des histoires. Cette fois-ci, elle les a tout simplement mis par écrit, mais ce n'est qu'une partie de son oeuvre. Reste que c'est celle que l'on connait le mieux car, elle est liée à nos propres souvenirs d'enfance, à nos débuts de lecteurs.

L'intrigue de l'Auberge de l'Ange Gardien est assez simple :

Sur la route, un militaire et son chien trouve deux frères, des enfants très jeunes endormis au pied d'un arbre. Ils y ont passé la nuit, ils ont froid et faim. Ils n'ont plus de parents. Moutiers (le soldat) ne sait que faire de ces charmants enfants et trouve à les confier à l'Auberge de l'Ange Gardien qui porte si justement son nom… Madame Blidot et sa jeune soeur Elfy seront des mères adoptives merveilleuses, mais avec la guerre, les liens d'amitié vont souffrir du silence de Moutiers qui refera son apparition sitôt la paix revenue...

Ce que j'ai bien pu penser de cette lecture à mon grand âge ? (J'ai 35 ans, mais parfois, j'ai l'impression d'être une mamie lol)

Oui, je parle de lecture et non de relecture dans ce cas précis car je n'avais pas lu ce titre signé par la Comtesse de Ségur durant mes jeunes années.

Le premier chapitre était si triste que j'ai bien cru que j'allais abandonner ma (re)découverte de cet auteur. J'en avais le coeur serré et je n'ai pu faire que la comparaison entre ces deux enfants et mes filles.
Evidemment, nos époques sont radicalement différentes et je ne parle même pas des caractères justement de mes filles (trop gâtées sans doute, pas aussi courageuses certainement face à l'adversité), mais ce sont des enfants, des enfants qui sont dans la misère (Paul et son frère, pas les miennes, hein !), qui souffrent, bref, mon coeur de mère a bondi !
Ensuite, c'est la cupidité du premier aubergiste qui m'a révoltée, révulsée même. J'ai encore une fois fait un rapprochement avec notre époque si mercantiliste. Au fond, rien n'a véritablement évolué sur ce point. L'argent, l'argent , l'argent ! C'est le nerf de la guerre, mais pas seulement !

La trame de tout l'ouvrage est ultra prévisible, mais je dis cela sans doute parce que je suis une adulte. Un jeune lecteur de 8 ou 9 ans ne dirait sans doute pas la même chose. D'autant plus que pour lui, le décalage entre notre société actuelle et l'époque relatée dans l'histoire est des plus conséquents. A n'en point douter, pour lui, ce serait la préhistoire !!! Comment ça pas de téléphone portable ? Pas de télévision ? Point de micro-onde dans la cuisine ? Et que dire de l'eau qu'il faut aller chercher au puit ?!

Tout l'ensemble déborde de bons sentiments, limite le pays des Bisounours est un repère de SM à côté ! J'exagère ? A peine, je vous assure !
Partout ou presque on voit la bonté, la simplicité, l'entraide, la charité gratuite (pas seulement pour avoir un retour ou pour se faire de la bonne publicité). Il y a bien les "méchants", mais là encore, c'est très caricatural.
Dans le monde imaginé par la Comtesse de Ségur, cela tourne rond ou c'est en passe de le devenir !

Notons aussi que cet ouvrage est bien daté de son époque. Il véhicule les valeurs que connaissait la Comtesse de Ségur, mais aussi tous ses lecteurs.
La religion tient une place importante. Les campagnes, mais aussi les villes étaient très pieuses. Le curé était un personnage central dans sa paroisse. Son avis comptait énormément.
Le patriotisme est glorifié. Aujourd'hui quand on parle de fierté nationale, on vous demande si vous n'avez pas votre carte au FN. Quant à l'identité nationale, on l'oublie, cela va encore faire couler bien de l'encre ! Mais à l'époque, c'était normal. On appréhendait ces choses avec un naturel désarment pour un de nos contemporains.

Ce roman peut paraître naïf (tout est prévisible, les bons et les méchants, le dénouement…), mais je trouve que c'est plus une qualité qu'un défaut. C'est ce qui fait la force, la beauté, l'intemporalité de cet ouvrage. C'est un classique, point !

La fin est délibérément ouverte. La Comtesse de Ségur ne fait pas mystère qu'elle écrira par la suite, un autre ouvrage où les lecteurs retrouveront les personnages de "L'auberge de l'Ange Gardien".

Tout est bien qui finit bien. on voudrait qu'il en soit ainsi parfois dans notre monde réel !

Ma note finale : 16 / 20


lundi 24 janvier 2011

Défi XVIII ème siècle

Comment moi qui adore ce siècle, je pourrais passer à côté de ce défi ??? Impossible même si la raison voudrait que je laisse tomber car est-ce bien raisonnable ?
Absolument pas et bien tant pis !

Ce défi est lancé par Monsieur de C. (tout un programme déjà) et on retrouve tout sur ce lien : http://monsieurdec.blogspot.com/2011/01/le-defi-xviiie-est-lance.html

Je pense pouvoir écrire un billet sur :
- Un roman
- Des mémoires
- Un tableau
- Un personnage du XVIII ème siècle
- Un roman historique
- Film
- Bande-dessinée
Etc...

Enfin cela va dépendre quand même du temps que je pourrais y consacrer...
Mais soyons fou !!!!!

C'est Lundi ! Que lisez-vous ? [18]


Qu'ai-je lu la semaine dernière ?


-"Moon Walk" de Michael Jackson (autobiographie)



Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

- "Le confident" d'Hélène Grémillon (roman épistolaire)


Et demain alors, je lirai quoi ?

- Euh, je vais voir dans ma PAL des urgences !


À la semaine prochaine !

PS : Merci à Mallou pour ce RDV hebdo.

jeudi 20 janvier 2011

Jeudi, citation


"Qu'est-ce que la vie, sinon une série de folies inspirées ?"

Citation de George Bernard Shaw ; Pygmalion - 1912.