mardi 16 novembre 2010

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants de Mathias Enard


Et hop encore un livre de cette rentrée littéraire qui passe entre mes mains. Cette année j'arrive vraiment a me faire une bonne idée des crus qui la composent. Et c'est un bon millésime !! du plaisir à l'état pur en somme.

Intéressons-nous au titre du jour : "Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants" de Mathias Enard

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L'auteur : (Source Wikipédia)

Mathias Énard, né à Niort le 11 janvier 1972, est un écrivain et traducteur français.

Mathias Énard après des études d’arabe et de persan à l'INALCO et de longs séjours au Moyen-Orient s’installe en 2000 à Barcelone. Il y anime plusieurs revues culturelles. Il participe aussi au comité de rédaction de la revue Inculte à Paris et, en 2010, il enseigne l'arabe à l'Université de Barcelone.

Il est pensionnaire de la Villa Médicis en 2005-2006.

En 2008, Actes Sud publie son roman Zone caractérisé par une seule phrase de 500 pages.

Il publie en 2010 aux éditions Actes Sud un petit conte sur un épisode peu connu de la vie de Michel-Ange, une escapade à Constantinople, où il débarque le 13 mai 1506 à l'invitation du sultan Bajazet II. Ce court récit montre la Constantinople tolérante et européenne qui a su accueillir les juifs chassés d'Espagne par les terribles rois très catholiques.


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L'intrigue :

En débarquant à Constantinople le 13 mai 1506, Michel-Ange sait qu'il brave la puissance et la colère de Jules II, pape guerrier et mauvais payeur, dont il a laissé en chantier l'édification du tombeau, à Rome.
Mais comment ne pas répondre à l'invitation du sultan Bajazet qui lui propose - après avoir refusé les plans de Léonard de Vinci - de concevoir un pont sur la Corne d'Or ? Ainsi commence ce roman, tout en frôlements historiques, qui s'empare d'un fait exact pour déployer les mystères de ce voyage. Troublant comme la rencontre de l'homme de la Renaissance avec les beautés du monde ottoman, précis et ciselé comme une pièce d'orfèvrerie, ce portrait de l'artiste au travail est aussi une fascinante réflexion sur l'acte de créer et sur le symbole d'un geste inachevé vers l'autre rive de la civilisation.
Car à travers la chronique de ces quelques semaines oubliées de l'Histoire, Mathias Enard esquisse une géographie politique dont les hésitations sont toujours aussi sensibles cinq siècles plus tard.

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Ce que j'en pense :

Un livre court est soit une réussite, soit une catastrophe. En effet, on peut faire un très bon récit court, mais si ce n'est pas le cas, il est presque impossible de de se sortir d'affaire. Court signifie concis, pas de place pour le superflu et donc aucune possibilité de de reprendre.
Cette fois, le pari est gagné.
En peu de texte, on a pourtant un récit des plus complets. On a un début, une intrigue véridique dans ses plus grandes lignes et une fin que l'on connait déjà mieux. On fait admirablement le tour du sujet sans s'ennuyer un seul instant.

Une lecture plus dense qu'il n'y parait. Les chapitres sont courts, mais regorgent d'informations. On y découvre un Michel Angelo plus humain, plus vulnérable que ce que ses œuvres laissent a penser. Il avait donc aussi un cœur.

Un récit plein de poésie, de couleurs, mais également sombre comme les tavernes ou les complots, les trafics d'influences.
Le passé est-il notre avenir ?

En conclusion, point de longs discours, juste ceci : lisez le.

Ma note finale : 16/20.

lundi 15 novembre 2010

Damnés de Lauren Kate - Grand concours

Sur mon blog vous aviez pu tenter votre chance pour gagner un exemplaire des "Damnés" de Lauren Kate.

Sachez que le livre sort très officiellement cette semaine et qu'à cette occasion, un grand jeu est organisé.

Rendez-vous sur le site officiel pour essayer de gagner cette fois des exemplaires de cet ouvrages, mais aussi pourquoi pas un voyage à Los Angeles !
http://www.damnes-lelivre.fr/

C'est Lundi ! Que lisez-vous ? [8]

Qu'ai-je lu la semaine dernière ?

- "Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants" de Mathais Enard
Sans être un gros coup de coeur, on va dire que j'ai bien apprécié cette lecture.


Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

- "Les étranges soeurs Wilcox, tome 2 : L'ombre de Dracula" de Fabrice Colin.
Une lecture jeunesse qui fait suite au premier volet que j'avais beaucoup apprécié. Oui, je sais, je suis restée une grande enfant !

Et demain alors, je lirai quoi ?

Comme toujours, je verrai le moment venu et selon mon humeur. Mais je ne vais pas manquer de livres, ça c'est certain !
J'espère juste être plus à mes lectures que ces deux dernières semaines car là, c'est la petite forme...


À la semaine prochaine !

Merci Mallou pour ce rendez-vous hebdomadaire...

vendredi 12 novembre 2010

Jeudi, citation

Avec une petite journée de retard... Voici la citation de la semaine :

"Le duc avait occis Alexandre à main nues. il était redescendu calmement vers le grand hall du premier appartement où sa cour s'était réunie et il avait annoncé la nouvelle d'une voix blanche :
- Voici, à Black Manor, le sort qui attend les traîtres."

p126, "Les étranges soeurs Wilcox, tome 2 : L'ombre de Dracula" de Fabrice Colin.

mercredi 10 novembre 2010

La guerre des vanités de Marin Ledun

Quand l'auteur du livre que vous lisez est un copain de collège, puis de lycée, c'est assez étrange. Vous découvrez une autre facette de sa personnalité, une autre façon bien a lui de s'exprimer, de souligner ses angoisses, ses sentiments sur le monde qui nous entoure.
Marin Ledun écrit "La guerre des vanités" et je plonge dans une des fables noires sorties de son esprit que je (ré)découvre.

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L'auteur : (sources wikipédia)

Marin Ledun est un romancier français né en 1975 en Ardèche.
Marin Ledun est un auteur de romans noirs et de nouvelles à multiples facettes et particularités.
Après un travail sur les enfants martyrs dans Modus operandi (Au Diable Vauvert, 2007), puis sur l’enfant cobaye et les biotechnologies, dans Marketing viral (Au Diable Vauvert, 2008), il poursuit sa réflexion sur le contrôle social et l’héritage culturel que le monde contemporain lègue à ses enfants dans Le Cinquième Clandestin (La Tengo, 2009) et Un Singe en Isère (Le Poulpe, 2010). Les genre narratifs choisis - roman noir, thriller noir ou anticipation – ne sont chez lui qu’un prétexte pour étudier, en creux, ces questions. Dérangeant dans la norme littéraire et susceptible de bousculer certains lecteurs linéaires, il se joue des codes en publiant quatre livres différents, dans le style et dans la trame, tout en conservant une analyse sociétale et une capacité à tenir le lecteur en haleine. Il vient d’intégrer la célèbre collection « Série Noire » de Gallimard pour une sortie en mars 2010 de La Guerre des Vanités.

Docteur en Sciences de l'information et de la communication (SIC), il a écrit un ouvrage et plusieurs articles sur les relations entre la démocratie et les Tics. Ses recherches actuelles portent sur l’émergence de nouvelles pathologies liées à l’organisation du travail.

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L'intrigue :

Tournon, dix mille habitants, petite ville de la vallée du Rhône recroquevillée sur elle-même et balayée par le souffle glacial du mistral. Immobile, presque éteinte. Jusqu´à ce qu´une série de suicides d´adolescents vienne perturber le fragile équilibre de la cité et libérer les vieux démons qui y sommeillent. Le lieutenant Alexandre Korvine est dépêché sur place pour enquêter. Plus habitué à traquer les dealers et à pratiquer des autopsies qu´à fouiller les placards et feuilleter les albums de famille, il entame rapidement une descente aux enfers. Trois jours de chasse à l´homme qui voient la ville mourir à petit feu et entraîner ses enfants dans un processus autodestructeur. Trois jours de chaos au cours desquels Korvine, usé, hanté par son propre passé et au bord de l´explosion, se transforme en missionnaire pour tenter de percer le secret qui ronge les parents des suicidés. Un secret en forme de nature morte, composé de portraits en trompe-l´oeil. Mensonges par omission, suspects commis d´office, vidéos compromettantes et étranges résultats d´analyses médicales. Une guerre que Korvine doit mener seul sans jamais céder un pouce de terrain, quitte à se transformer en bombe humaine au service de la vérité. Là où précisément tout se complique...

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Ce que j'en pense :

Géographie des lieux familière et pour cause, c'est là que j'ai connu l'auteur du livre : Tournon/Tain/Valence, la rue piétonne, cette passerelle, cette rivalité Drôme/Ardèche, ces années collège/lycée, que de souvenirs, fort heureusement moins sordides.
Les années ont passé et pourtant, je reconnais les lieux, les mentalités, les façons de faire de chacun. C'est comme immuable.
Et que dire de La Roche de Glun où j'ai été élevée, où je me suis mariée et où réside encore une partie de ma famille !!!

Marin, tu as su faire revivre à celle qui est partie depuis des années ces impressions de déjà vu. Pour les autres lecteurs, tu as su crée une ambiance pesante dans une petite ville de province où, d'ordinaire, on en reste aux vagues querelles de clocher ou aux chats et chiens écrasés.

Tes personnages plus crédibles que jamais sont des quidams que l'existence bouscule.
Tu leur as donné la vie, mais ils ont su la gâcher ou au contraire mener leur barque pour le meilleur ou le pire.

Ton style est cinématographique. Tu nous plonges dans un film noir, un thriller de province bien glauque, si plausible que j'en frémis encore.
Je ne peux pas dire que je te retrouve derrière cette frontière qu'est l'écriture, mais indéniablement il y a du vécu dans tout ceci. Et d'ailleurs, il faut être de là-bas pour en saisir l'essence même.

Un livre qui a une saveur bien particulière pour moi, mais que je vous recommande vivement.

Ma note finale : 18 / 20.

lundi 8 novembre 2010

C'est Lundi ! Que lisez-vous ? [7]

D'après une idée de Mallou

Qu'ai-je lu la semaine dernière ?

J'ai beaucoup lu sur mon écran, des articles de blogs et autres, mais beaucoup moins dans mes livres. Du coup, point de livre terminés et surtout un petit raté...

J'ai aussi lu le début de "Appocalypse bébé" de Virginie Despentes, mais j'ai dû le rendre avant d'avoir pu le finir. Je l'ai de nouveau réservé pour aller jusqu'au bout de ma lecture. Non mais des fois !


Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

- "Parle-leur de batailles, de roi et d'éléphants" de Mathias Enard
Encore un titre de cette rentrée littéraire. Il est court, mais assez dense en fait.


Et demain alors, je lirai quoi ?

J'ai l'embarras du choix avec mes emprunts en médiathèque. Pour l'instant, je ne sais pas encore… Oui, je me décide souvent au dernier moment, en fonction de mon humeur.


À la semaine prochaine !

jeudi 4 novembre 2010

Jeudi, citation

"Les humains, comme les Goyls, ne vivaient pas assez longtemps pour comprendre que la veille naît du lendemain comme le lendemain de la veille."

P 135, "Reckless, tome 1, le sortilège de pierre" de Cornélia Funke